au péril de te perdreAu péril de te perdre de Angélique Daniel

Editions : Les nouveaux auteurs

693 pages

Paru en juin 2016

Aperçu : Je m’appelle Megan Crawfords, en 1991, j’avais 16 ans et menais une vie parfaite, réussissant dans mes études et sortant enfin avec le seul garçon dont je pensais être amoureuse depuis toujours : Le beau et populaire Chad. Mais ma destinée n’était pas là. Je le compris en croisant le regard de Jessy, un nouvel élève du lycée. Il me fallut du temps pour parvenir à m’approcher de lui tant il semblait fuir le monde entier alors que mon cœur battait de plus en plus fort pour lui. Finalement un soir, je craquais et me décidais à l’embrasser. Aussitôt, il me rendit mon baiser avant de me repousser avec force.

 

 

 

 

Mon commentaire général : au péril de l’oublier…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Le VIH est la mort mais je suis celle qui le retient à la vie. » (p. 403 )

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Ce qui a clairement attiré mon attention avec ce roman, c’est son sujet : le sida.

Je ne te spoile pas une révélation importante du récit en te le disant, tu le sauras dans les premières pages car c’est le sujet principal du Livre 1.

Au péril de te perdre dans l’édition que j’ai lue regroupe en effet les deux parties du roman, publiées séparément à la base, et qu’on a eu la bonne idée de regrouper dans cette édition. En effet, le cliffhanger du Livre 1 est suffisamment marquant pour qu’on ait envie de lire la suite au plus vite, et avec ce petit pavé de presque 700 pages, il suffit de tourner la page, ce qui est assez pratique !

Mais je vais un peu vite en besogne en te parlant déjà de la fin sans avoir abordé le reste.

Le (gros) bon point de ce roman, c’est d’aborder un sujet dont on a peu l’habitude en littérature YA et de le faire bien : du regard des autres, au dégoût de soi-même, de la transmission aux protections nécessaires, mais aussi de l’avancée de la recherche au fur et à mesure des années. Je ne savais pas grand-chose de ce virus avant ma lecture et j’en ressors mieux documentée.

J’ai plutôt apprécié le Livre 1, même si la romance est très présente et un peu trop mignonne à mon goût. Par contre, j’ai trouvé le Livre 2 bien moins intéressant. Les personnages sont adultes, le récit couvre des dizaines d’années et le sujet change du tout au tout, revirement que je n’ai pas trop compris. Le Livre 2 présente de plus de nombreuses longueurs, et je l’ai lu avec moins d’envie.

Mon souci avec cette intégrale, c’est que j’ai éprouvé moins d’émotions que ce que je pensais. J’imaginais passer mon temps avec une boîte de mouchoirs à proximité et je n’ai pas été aussi touchée que ça. Peut-être que ce n’était pas le bon moment pour moi, au vu des nombreux avis qui encensent ce livre. Peut-être aussi que j’ai été perturbée par les nombreuses coquilles et des tournures de phrases assez lourdes qui ont vraiment perturbé ma lecture et c’est dommage.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

La vraie bonne idée de ce roman est d’y avoir intégré un héros séropositif et à travers lui, de désintégrer toutes les idées reçues sur le virus, qui sont énoncées dans le livre par le regard que les autres portent sur Jessy mais aussi par la façon dont il se considère lui-même.

Au début du récit, le jeune homme se déteste et porte son dégoût comme une armure pour ne laisser personne approcher. C’est grâce à sa patience que Megan finit par l’apprivoiser et par faire tomber le masque. Leur amour fusionnel est beau à lire, leur détermination à s’aimer malgré tout fait chaud au cœur. Je sais bien qu’ils vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête mais je les ai trouvés terriblement adultes pour leur âge. Je les aurais imaginé fuguer pour vivre leur amour loin de la désapprobation des parents de Meg par exemple ou de braver eux-mêmes les règles sans avoir besoin des encouragements de Nick. Je les aurais voulus plus passionnés

Et malheureusement, ça se confirme dans le Livre 2. Meg et Jessy s’aiment, c’est certain, mais leur histoire n’est pas très palpitante. Pour des gens qui risquent d’être confrontés à la mort à tout instant, leur vie me semble plate et plutôt monotone.

Les seuls rebondissements sont ceux amenés par le cancer de Jessy et je ne m’attendais pas à ce revirement, même si j’ai depuis fait quelques recherches sur le sujet et découvert que les porteurs du virus avaient plus de probabilités de développer certains cancers à cause de leurs traitements.

Dès la première ligne, je pensais sincèrement que Jessy allait mourir du sida et le fait que le récit se finisse sur la mort de Nick dans un accident de voiture a été pour moi une grosse surprise, et je dirais même le drame de trop.

Au final, pour moi qui m’attendais à verser toutes les larmes de mon corps, je suis restée un peu étrangère à cette histoire et même si j’ai apprécié les personnages, je n’ai pas vécu leur destin à 100%.

Il faudra peut-être que je réessaie avec un autre roman de l’autrice.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu replonger dans les années 90 ?

Dis-le moi en commentaire.