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Les lectures de Doris
19 janvier 2018

La Maison des reflets

la maison des reflets

La Maison des reflets de Camille Brissot

Editions : Syros

345 pages

Paru le 2 février 2017

Aperçu : Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse… Bien vivante.

 

 

 

 

Mon commentaire général : On n’a plus envie de quitter cette maison…

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « un garçon de quinze ans, seul dans une Maison emplie de reflets, piégé entre un père vivant mais absent, une mère morte mais présente, et une gouvernante fantasque. » (p.80)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

A la lecture du résumé, ce roman m’avait immédiatement fait envie mais je ne l’ai acheté que quelques mois plus tard, à une dédicace de l’autrice, fort sympathique, qui a bien su me vendre son livre si original.

Il faut dire qu’ils sont peu nombreux les romans qui parviennent à traiter du deuil avec autant de justesse et de singularité, surtout lorsqu’ils sont portés par une plume fluide d’une incroyable douceur.

La Maison des reflets est l’histoire de Daniel, fils du propriétaire de la Maison Edelweiss, dans laquelle il est possible de faire revivre virtuellement les défunts. Un reflet est une image 3D améliorée du mort, conservant sa personnalité et tout ce qui l’identifie. Daniel n’est jamais sorti de cet établissement et il considère les reflets comme ses amis. Or un jour, par contrariété, il s’enfuit de chez lui et se retrouve au beau milieu d’une fête foraine dans laquelle il rencontre Violette, incarnation même de la vie. Sous forme de lettres, les deux adolescents apprennent à se connaître, en espérant pouvoir se revoir un jour…

Si le début m’a paru un peu long le temps que tout se mette en place, le reste des pages m’a filé entre les doigts et je suis arrivée au bout de ce roman en moins de deux soirées de lecture. Il faut dire que je me suis beaucoup attachée à Daniel, touchant dans sa solitude et sa singularité.

Si ce n’est pas un coup de cœur, c’est parce qu’il m’aura manqué quelques émotions, que j’aurais pu ressentir à certaines occasions bien particulières que je ne peux pas te dévoiler ici sans te spoiler une partie du récit, et parce que j’avais deviné une partie de l’intrigue. En tout cas, j’ai découvert ici une nouvelle autrice, pour moi, et j’ai tellement aimé sa plume (et sa gentillesse) que je lirai avec plaisir d’autres publications de cette romancière déjà très prolifique !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Mais quelle bonne idée que cette Maison des reflets ! Cela permet d’aborder tous les aspects du deuil, sans en faire des tonnes mais avec justesse. Chacun réagit différemment face à ces reconstructions, des sceptiques à ceux qui ne peuvent pas s’en passer, dans une juste exploration de la nature humaine.

Daniel passe un peu par tous ces stades au fur et à mesure qu’il s’ouvre au monde. Au départ, vivant au milieu des reflets qu’il considère comme des amis, il finit par prendre conscience de l’intérêt de vivre avec et pour les vivants. C’est un garçon très attachant et très mûr pour son âge.

J’ai vraiment aimé ce roman mais j’aurais aimé ressentir plus d’émotions. Vu le thème, je m’attendais à devoir sortir la boîte de mouchoir et c’est pourquoi j’ai été surprise de ne pas en avoir eu besoin. C’est évidemment la preuve qu’on peut évoquer la mort sans faire pleurer dans les chaumières mais c’est aussi parce que les émotions n’étaient pas assez brutes à mon goût. Ou alors c’est parce que j’avais deviné que Violette n’était pas l’auteur des lettres, tout simplement parce qu’elle avait succombé à la maladie qui est dévoilée dès le prologue. Par conséquent, je n’ai pas ressenti de choc à l’annonce ni de sa mort ni de l’implication d’Esther, personnage que je trouve d’ailleurs très intéressant de par sa complexité et qui aurait mérité un plus grand rôle.

Bon je chipote évidemment, car on avale les pages comme je l’ai fait, c’est que le roman est bon, quoique je puisse critiquer !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Passeras-tu le seuil de la Maison Edelweiss ?

Dis-le moi en commentaire.

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