des cendres sur la neigeDes cendres sur la neige, tome 1 de Sara Raasch

Editions : AdA

450 pages

Paru en août 2016

Aperçu : Il y a seize années de cela, le royaume d’Hiver a été conquis et ses habitants réduits à l’esclavage, les laissant sans magie et sans souveraine. Le seul espoir de liberté des Hiverniens se trouve maintenant entre les mains des huit survivants qui sont parvenus à s’échapper lors de l’attaque et qui ont depuis ce temps attendu que s’offre à eux la possibilité de récupérer la magie d’Hiver et de reconstruire leur royaume. Ayant perdu ses parents lors de la défaite d’Hiver alors qu’elle était en très bas âge, Meira a vécu sa vie entière en tant que réfugiée tout en étant élevée par le général des Hiverniens, Monsieur. Entraînée à être une combattante – et désespérément amoureuse de son meilleur ami et futur roi, Mather – elle ferait n’importe quoi pour aider Hiver à remonter en puissance. C’est ainsi que lorsque des éclaireurs découvrent l’emplacement d’un ancien médaillon qui peut leur redonner cette magie perdue, Meira décide de se charger elle-même de le récupérer. Elle se retrouve finalement à escalader des tours et à se battre contre des soldats ennemis comme elle avait toujours rêvé de le faire. La mission ne se déroule toutefois pas comme elle avait été prévue et Meira se retrouve alors plongée dans un monde de magie maléfique et de politiques dangereuses – avant d’ultimement se rendre compte que sa destinée n’est pas et n’a jamais été la sienne.

Mon commentaire général : sympa mais…

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Même la plus forte tempête de neige commence par un seul flocon. » (p. 238)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Voilà un roman que j’avais envie de lire depuis longtemps et que j’ai enfin extrait de ma PAL grâce à un club de lecture. Il faut dire que le résumé est alléchant et que j’en avais entendu de bons avis sur la blogosphère.

Pourtant, si j’ai globalement aimé, je suis tout de même un peu mitigée.

C’est de la bonne fantasy YA, portée par une plume agréable et poétique et des descriptions des lieux très minutieuses. Pourtant, dès qu’il s’agit de l’univers, très original, ce qui est une force, les explications deviennent plus maigres et c’est là que ça a coincé pour moi.

Je m’explique. Le pays imaginé par Sara Raasch, Primoria, est divisé en huit royaumes. Quatre d’entre eux sont des « Saisons » : Printemps, Eté, Automne et Hiver, figés dans les caractéristiques des saisons telles qu’on les connait. Par exemple, Hiver est perpétuellement sous la neige et le froid, ses habitants ont la peau pâle et les cheveux blond blanc… Chaque royaume a des coutumes en rapport avec les saisons, ce qui est génial pour l’immersion du lecteur. Les quatre autres royaumes sont dits de « Rythme » et… je ne sais pas ce qu’ils ont de particulier. Sans vouloir dévoiler une partie de l’intrigue, les personnages passent du temps dans un de ces royaumes et je n’ai pas compris sa spécificité

J’ai aussi trouvé pas mal de longueurs sur le début, le temps que l’action se lance vraiment, même s’il y avait plusieurs rebondissements, ce qui est plutôt paradoxal.

Dans la suite du récit, on parle d’intrigues de cour, de magie, de trahisons, de loyauté et de patriotisme, et j’avoue que je me suis plutôt bien prêtée au jeu.

Je pense que ma déception est surtout due au fait que j’attendais du « waouh » et que je n’ai pas été complètement plongée dans ma lecture. Pourtant, comparativement avec d’autres romans du même genre, c’est un bon livre et il mérite d’être plus largement connu.

Je lirai la suite car vu les révélations de la fin et les évènements, j’ai bien envie de savoir comment l’intrigue va évoluer.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Je ne voulais pas en parler dans la partie sans spoiler, mais je dois bien avouer que le triangle amoureux Meira/Mather/Theron a entamé une bonne partie de mon intérêt, d’autant qu’il n’apporte pas grand-chose à l’intrigue. Cela aurait plutôt tendance à l’alourdir et à inclure des plaintes régulières de la part de Meira sur fond de « Je ne suis pas assez bien pour Mather », « Je ne veux pas épouser Theron mais serait-ce vraiment si horrible ? » qui s’ajoutent déjà aux « J’aimerais vraiment compter pour mon pays ».

Pourtant, j’ai aimé l’envie de Meira de servir à quelque chose. Evidemment, cela est lié à son désir profond de se faire aimer par Monsieur, qu’elle considère comme son père. Son souhait de le rendre fier, de se montrer l’égale de Mather, est ce qui l’anime dans les premières pages du récit, et c’est un sentiment que le lecteur peut facilement comprendre et qui la rend même sympathique.

L’autre aspect que j’ai aimé, c’est, paradoxalement, le concept de patriotisme qui est amené avec l’emprisonnement de Meira dans le camp de travail d’Abril. Pour la plupart, les hiverniens qui y sont retenus n’ont jamais connu leur patrie. Ils sont obligés de graver leurs souvenirs et leurs coutumes sur les murs pour qu’ils restent dans la mémoire collective. Je trouve cette notion terriblement contemporaine et à mettre en relation avec la géopolitique mondiale.

Avec la fin proposée par l’autrice, la suite s’annonce riche. Le royaume d’Hiver doit intégralement être reconstruit. Meira doit assumer un rôle de reine pour lequel elle n’était absolument pas préparée. Le royaume de Cordell va certainement exiger le paiement de sa dette et Printemps n’est probablement pas mort et enterré. Et puis, il y a toujours ce triangle amoureux non résolu que j’aimerais bien voir disparaitre mais je ne me fais pas trop d’illusion.

Bref, beaucoup de questions résiduelles qui nécessitent de lire les tomes suivants de cette trilogie !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  T’aventureras-tu dans Primoria?

Dis-le moi en commentaire.