Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du quatrième (et dernier ?) tome de la série Phobos. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Phobos (tome 1), Phobos 2 (tome 2) ou Phobos 3 (tome 3).

 

phobos 4Phobos 4 de Victor Dixen

Editions : Robert Laffont Collection R

650 pages

Paru le 23 Novembre 2017

Aperçu : Lancement des chaînes des pionniers dans

3 secondes...

2 secondes...

1 seconde...

Ils peinent à reprendre leurs marques.

Ils sont les derniers survivants du programme Genesis. Après avoir traversé un désert de solitude, ils sont emportés par un tourbillon de célébrité.

Elle peine à reprendre son souffle.

Obsédée par des questions sans réponse, Léonor refuse les honneurs et les caméras. Le danger planant sur la planète bleue est-il vaincu pour toujours ? Les secrets hantant la planète rouge sont-ils enfouis à jamais ? Et si, d'un bout à l'autre du système solaire, tout pouvait basculer à nouveau ?

Même si l'angoisse mène au bord de l'asphyxie, il est trop tôt pour respirer.

Mon commentaire général : tout ça pour ça…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Mars nous a pris des choses que la Terre ne pourra pas nous rendre. » (p. 69)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Fervente supportrice de la TeamMarcus, j’avais été chiffonnée par Phobos 3, qui avait plus que malmené mon chouchou. En le croisant aux Imaginales, Victor Dixen m’avait affirmé que sans être présent, Marcus imprégnait les pages de Phobos 4.

Alors oui, c’est vrai, son nom apparait fréquemment au cours des pages et pourtant je n’ai pas eu l’impression qu’on lui rendait honneur mais bien qu’on justifiait purement et simplement ce qu’on lui avait fait subir. Pour ce qui est donc de me réconcilier avec cet aspect de l’histoire, c’est donc plutôt raté…

A côté de cela, Phobos 4, petit pavé de 650 pages, reste fidèle au reste de la saga. L’écriture est entraînante, les pages se tournent toutes seules et ça se lit très facilement. J’étais évidemment curieuse d’avoir enfin les réponses aux questions que l’on trainait à la fois depuis le tome 1 et la fin du tome 3 et on peut dire que l’auteur y répond, plus ou moins, puisque d’autres questions se posent à présent.

Victor Dixen fait aussi passer dans son récit des messages importants, à la fois écologiques, humanitaires, luttant contre les différences ou les dérives des réseaux sociaux. Dans un livre ciblé jeunesse, cela me semble appréciable.

Pour autant, je n’ai pas vraiment aimé. En tout cas, je n’ai pas adoré comme les tomes 1 et 2 (je ne reviendrai pas sur le cas du tome 3 qui n’en vaut pour moi pas la peine). J’ai eu l’impression de tourner en rond, comme un satellite autour de la Terre, la promotion des chaines des candidats prenant le pas sur le fond de l’intrigue, qui tient au final en quelques pages disséminées au fil du récit et les 50 dernières pages dont une partie se laissait deviner bien plus tôt.

La fin appellerait une suite (ou un épilogue tout du moins) mais je crois que mon voyage avec les pionniers s’arrêtera là.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

On va me dire que je dénigre car je n’aime pas Mozart. Bon, c’est vrai, j’ai toujours préféré le pionnier américain au Brésilien qui m’a toujours paru plus fourbe. Mais là, si la mémoire de Marcus est évoquée à de nombreuses reprises, c’est surtout pour justifier que 1) les pionniers n’ont pas mal agi à son égard (ils ont été acquittés de leur procès) 2) celle qui salit son honneur, c’est Phoebe et non Léonor 3) il n’est pas mort en vain (ah bon ?). Personnellement, je n’ai été convaincue par aucun de ces arguments.

D’autre part, j’ai trouvé que ce tome tournait énormément autour de Léonor et que les autres passaient un peu en arrière-plan. Pour moi, son passé n’a pas tant d’importance que cela. On sait maintenant qu’elle est fille de migrants climatiques, ce qui justifie son combat, et qu’elle a accidentellement provoqué un incendie. Cela ne modifie en rien mon opinion à son sujet.

Le retour de Serena était aussi un peu tiré par les cheveux, tout comme les moyens développés par l’Aranha pour anéantir Mozart alors que des centaines d’autres anciens membres parlent contre le gang.

Au final, ce quatrième tome me laisse un goût amer dans la bouche, un goût d’inachevé ou de déception. Alors bien sûr, on en sait plus sur le devenir de Kenji (dont la survie se devinait depuis la page 354), sur le devenir des cobayes du septième nid (même si on ne sait pas ce qui a percé la coque), sur la « maladie » de Kelly. Mais ce tome ne m’a pas aidée à me réconcilier avec les pionniers et c’est sur un sentiment mitigé que je les laisse gérer leurs associations sur Terre ou voguer vers Mars.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu affronter le revers de la célébrité ?

Dis-le moi en commentaire.

Acheter ce livre en soutenant le blog et les libraires indépendants* :

 

les libraires

amazon

 

 

 

* lien affiliés (en savoir plus)