Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série Dernier meurtre avant la fin du monde. Si tu n’as pas lu le tome précédent, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Dernier meurtre avant la fin du monde (tome 1).

 

J-77Dernier meurtre avant la fin du monde, tome 2 : J-77 de Ben H. Winters

Editions : Super 8

326 pages

Paru le 4 Février 2016

Aperçu : Le compte à rebours est enclenché. La fin du monde ? Elle arrive. Dans 77 jours maintenant, l’astéroïde 2011GV1 va s’écraser sur Terre, quelque part en Indonésie, et c’en sera fini de l’humanité. Plutôt que de se lever le matin pour aller travailler, les Américains – et on les comprend – préfèrent concrétiser d’urgence la liste des cent choses qu’ils ont envie de faire avant de mourir avec, évidemment, tous les excès que cela implique. Pourtant, il reste un homme, un seul, bien décidé à faire son job jusqu’au bout : Hank Palace, ancien flic de la police de Concord. Déterminé à retrouver Brett Cavatone, le mari de sa nounou qui a mystérieusement disparu, Hank se lance dans une quête désespérée, et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Mais son courage et sa droiture suffiront-ils ? Car rien n’est simple dans un pays livré à une anarchie sans nom, où l’électricité et les télécommunications ont rendu l’âme et où les pillages sont quotidiens.

Mon commentaire général : ça approche...

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Cette enquête était une ligne droite, simple et propre : un homme a disparu. Trouver l’homme. Et maintenant, on dirait que la nature sauvage reprend ses droits le long de la route, transformant le monde en un épais sous-bois, un labyrinthe, une jungle. » (p.227)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

J-77 reprend le récit environ trois mois après Dernier meurtre avant la fin du monde, dans un monde encore plus au bord du chaos. Les chances de survie sont de plus en plus faibles, même pour ceux qui ne devraient pas être directement sur la trajectoire de Maïa. Dans une société à l’agonie, quelle importance peut bien avoir la disparition d’un homme marié admiré de tous, et accessoirement ancien policier ? Eh bien pour Henry Palace, ça en a, surtout quand le disparu est le mari de son ancienne baby-sitter.  Le voilà donc parti pour une quête à vue de nez impossible, qui va le mener beaucoup plus loin que prévu dans les décombres de son monde…

Le deuxième tome de cette trilogie mêlant polar et science-fiction est à la fois meilleur et moins bien que le premier opus.

Ce qui le met un cran au-dessus, c’est tout d’abord le contexte SF qui prend le pas sur le récit. La fin du monde approchant de plus en plus, la société policée telle qu’on la connaît se fissure petit à petit, la nature humaine révélant ainsi ses pires facettes. Les croyances du groupe d’opposants auxquels appartient Nico se dévoilent également, approfondissant ainsi ce qui n’avait été que survolé dans le premier tome. Tout n’est pas encore très clair mais on y vient.

Par contre, j’ai trouvé l’enquête moins passionnante que celle du/des meurtres du volet précédent. Il y a pas mal de longueurs, les éléments se mettent en place assez facilement, ce qui la rend beaucoup trop linéaire.

Si je lirai la suite (du nom d’Impact, ça promet), c’est surtout parce que je suis curieuse de voir comment Ben H. Winters a traité l’arrivée en grande pompe de Maïa plutôt que pour connaître le destin de Henry, qui reste toujours une personnalité assez froide.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Ce qui me chiffonne avec cette série, c’est que si j’adore le contexte pré-apocalyptique et que je suis avec plaisir les enquêtes un peu « old school », je n’arrive pas du tout à m’attacher aux personnages.

En effet, même si les romans sont écrits du point de vue de Henry à la première personne, je ne le connais pas vraiment et par conséquent, je ne me sens pas très concernée par son devenir, ou même par celui de Nico, sa propre sœur.

C’est vraiment dommage parce que lorsqu’on est face à une série aussi bien écrite et où l’auteur a porté une vraie attention à la psychologie de ses personnages, on a envie d’être plus qu’un spectateur : on veut vivre l’action. Ici, on peut remarquer que les comportements et les attitudes face à la catastrophe imminente ont été bien pensés, étudiés dans leurs moindres détails pour nous offrir un tout crédible (tellement qu’on peut se demander ce qu’on ferait dans la même situation). Alors pourquoi les émotions sont-elles encore si distantes ?

J’ose imaginer que le dernier tome saura faire apparaître ces émotions qui faut défaut jusqu’à présent. En tout cas, avec l’approche imminente de l’astéroïde, on est en droit de s’attendre à une explosion de sentiments. Du moins, j’espère…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Suivras-tu Henry et Houdini dans leur quête ?

Dis-le moi en commentaire.