n_oublie_pas_mon_petit_soulierN’oublie pas mon petit soulier de Gabriel Katz

Editions : Le masque

285 pages

Paru le 14 Octobre 2015

Aperçu : En acceptant ce job de Père Noël aux grands magasins, Benjamin Varenne ne s'attendait pas à déclencher un cataclysme dans sa petite vie de comédien raté. Beau gosse, séducteur, il va flasher sur la seule fille de Paris qu'il aurait mieux fait d'éviter comme la peste. Il faut dire que Victoire, cette petite blonde irrésistible, n'est pas la gosse de riche qu'elle a l'air d'être, mais la femme d'un mafieux albanais, qui ne plaisante pas avec le code d'honneur.

Happé dans un engrenage de luxe et de violence dont il ne maîtrise pas les rouages, Benjamin va devoir improviser et, contrairement à ce qu'il pense, ce n'est pas ce qu'il fait de mieux. Des palaces parisiens aux îles paradisiaques du golfe de Thaïlande, il va vivre le Noël le plus mouvementé de sa vie...

 

 

Mon commentaire général : C’est cadeau !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Je suis quelqu’un de tout à fait normal qui s’est fait embarquer dans une histoire à dormir debout. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Je savais que la période des fêtes était mouvementée, mais passer Noël avec Gabriel Katz promet de sacrées aventures !

En tout cas, pour Benjamin Varenne, voilà un Noël qu’il n’est pas prêt d’oublier. Alors qu’il travaille comme Père Noël dans un grand centre commercial parisien, il tombe amoureux (ah non pardon, il n’est PAS amoureux) de la seule femme qu’il n’aurait jamais dû croiser : celle d’un mafieux albanais qui n’est pas du genre à passer l’éponge sur un tel affront à son honneur. C’est ainsi que débute pour Benjamin une fuite semée d’embûches, de plus en plus loin de sa petite vie étriquée et de son appartement à Bastille

Ceux qui me suivent régulièrement savent que Gabriel Katz est un de mes auteurs favoris, capable de sauter d’un genre littéraire à l’autre, sans perdre une once de la fluidité de sa plume ou de l’intensité de ses personnages. J’avoue que jusqu’à présent, je le préférais tout de même en fantasy (Lis Aeternia !) mais après N’oublie pas mon petit soulier, je ne sais plus où j’en suis.

Dans ce roman, mélange de thriller et de comédie, l’auteur a la possibilité d’exprimer tout son mordant. C’est très drôle (j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises), ça tacle régulièrement (les habitudes, les comportements, la société), c’est rythmé et ça fait voyager très loin du confort de son canapé. Je soupçonne d’ailleurs Gabriel d’avoir des actions dans une agence de voyage…

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en compagnie de Benjamin, Victoire, Gros Sourcils et James Bond (il te faudra lire pour comprendre), les pages défilant à toute vitesse entre mes mains, jusqu’à une fin à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Encore une fois, Gabriel Katz a le don de surprendre son lecteur, pas autant qu’avec Aeternia certes, mais on pourra comprendre que c’est compliqué de faire mieux (lis Aeternia ! Je l’ai déjà dit ? Ce n’est pas grave… Lis le quand même !).

Je me rends aussi compte que c’est très étrange de ma part de faire la promotion de N’oublie pas mon petit soulier, tout en vantant les mérites d’un autre roman du même auteur mais j’ai réellement passé un excellent moment avec ce thriller enlevé que je te recommande chaudement !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

En ouvrant ce livre, je ne pensais vraiment pas voyager du Printemps parisien jusqu’aux plages paradisiaques de Thaïlande. Comment ça c’est écrit sur la quatrième de couverture ? Certes, mais je n’avais pas imaginé qu’une bonne moitié du roman s’y déroulerait dans une ambiance aussi survoltée !

Trêve de plaisanteries, N’oublie pas mon petit soulier est pour moi bien meilleur que La nuit des cannibales, roman du même auteur dans un genre identique. Certainement parce qu’il est très facile de s’attacher à Benjamin, beau gosse de service un peu naïf qui ne sait rien refuser à une jolie fille, même si elle le fait jeter en prison, poursuivre par des mafieux albanais ou voyager à l’autre bout du monde.

Dans son rôle de cœur d’artichaud, Benjamin est profondément drôle, malgré lui, et rafraichissant. J’ai tourné les pages en me demandant ce qu’il pouvait encore lui arriver, sans penser un seul instant qu’il n’était qu’un pion dans le jeu de Victoire. Je ne m’attendais vraiment pas à ce retournement de situation, même si la jeune femme ne me paraissait pas franchement digne de confiance depuis la première ligne.

Au final, le roman se finit sur une situation identique au départ, en tout cas pour Benjamin, bouclant ainsi la boucle de son existence qui le ramène inévitablement à ses petits jobs alimentaires.

Le nouveau roman de Gabriel Katz, Quand tu descendras du ciel, met d’ailleurs à nouveau en scène Benjamin et j’avoue que j’ai bien envie de suivre à nouveau ses aventures rocambolesques, à cause d’une fille, pour changer !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Es-tu prêt à passer des fêtes mouvementées dans le sillage de Benjamin Varenne ?

Dis-le moi en commentaire.