les ailes briséesLes ailes brisées de Marie Liondor

Editions : Calepin

388 pages

Paru le 22 novembre 2012

Aperçu : Qui donc est Robyn ?

D'où viennent ses dons exceptionnels ?

Ce sont les questions que se pose Manon en croisant la route de cet être angélique aux étranges yeux émeraude.

Mais lorsque la réponse lui apparaît, à la suite d'un terrible accident de la route, elle apprend que leur histoire a véritablement commencé il y a plus de deux siècles...  

 

 

 

 

 

 

Mon commentaire général : où est la tentation?

Ma note : 5/10

La citation qui résume tout : « Aimer n’est pas pécher, aimer est le plus beau des sentiments. Dieu n’est-il pas amour ? »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

De façon générale, j’aime découvrir un nouvel auteur, surtout français et surtout quand le résumé me promet une belle histoire d’amour entre passé et présent, sous fond de fantastique et de créatures légendaires.

Comme annoncé, Les ailes brisées surfe réellement entre la romance contemporaine, le roman fantastique et la romance historique.

Cette dernière partie est d’ailleurs clairement ma préférée : Marie Liondor a bien travaillé le contexte historique et entraine le lecteur en plein cœur de la Révolution française. Le souci, c’est que ça ne dure que quelques dizaines de pages avant de revenir dans le présent… et que je n’ai pas aimé les évènements contemporains.

Si la plume peu fluide n’a pas vraiment aidé à mon immersion dans l’histoire, je dois bien avouer que c’est des personnages que vient mon sentiment négatif. Ni Manon, trop naïve, ni Robyn, trop caractériel, ne m’ont touchée et je n’ai pas cru à leur histoire d’amour, trop pure, trop chaste, pour justifier les malheurs qui s’abattent sur eux.

Il m’aura clairement manqué de la passion et des sentiments pour adhérer à ce roman, car sans cela, le récit parait un peu plat et fade, d’autant qu’il n’est pas aidé par la multitude de petits détails du quotidien standard de Manon dont les pages sont remplies. Manon est une gentille fille normale, tellement gentille et normale qu’elle en devient presque transparente.

C’est dommage car l’idée de départ est plaisante et avec plus d’intention, ce récit aurait certainement pu m’entrainer assez loin.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Si la partie qui se déroule dans le passé est plaisante à lire, c’est parce qu’elle est mouvementée et que les sentiments qui y sont évoqués ont un sens (et encore). Cela reste pur car Opaline n’est qu’une enfant, même si la déchéance de Robyn est un peu exagérée alors que le couple n’a échangé qu’un baiser et des promesses.

J’ai beaucoup plus été interpellée par le présent. Ange de la tentation, Robyn ? Vous êtes sûrs ? Il ne doit pas être très bien noté par ses supérieurs… La seule fois où on le voit « travailler », il ne fait qu’inciter une dame à acheter une pâtisserie. Hou, le vilain garçon ! Et du reste, Robyn est beaucoup trop chaste et maître de ses sentiments pour quelqu’un censé incarner la tentation. On repassera pour le bad boy

A côté de cela, Manon/Opaline est trop naïve, trop gentille, trop fade en fait. C’est une bonne personne, proche de ses grands-parents avec qui elle se comporte comme une petite fille (alors qu’elle a 25 ans, rappelons-le quand même), qui croit au grand amour et succombe pour le mignon vétérinaire… Je soupire rien qu’en écrivant cela.

J’aurais aimé voir plus d’émotions, des vraies disputes, de la passion, une attirance irrésistible et non pas des « Je t’aime-mais je te quitte car je suis mauvais pour toi », des scènes bucoliques ou du quotidien.

J’aurais voulu ressentir la force de leur amour (qui s’est étendu sur plusieurs vies d’Opaline mais dont on ne sait rien…).

L’autre aspect fantastique qui est complètement laissé de côté, ce sont ces auras de couleurs dont on parle un peu, et puis plus du tout. C’est dommage car c’était l’un des concepts intéressants du roman et qui n’a quasiment pas été exploité.

En résumé, ce roman manque de concrétisation.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu découvrir l’identité de Robyn ?

Dis-le moi en commentaire.