un appartement à parisUn appartement à Paris de Guillaume Musso

Editions : XO

484 pages

Paru le 30 Mars 2017

Aperçu : Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.

Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler.

À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Mon commentaire général : un bon thriller

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Sans se l’avouer, Madeline et Gaspard s’accrochaient tous les deux à la croyance folle que ces secrets leurs livreraient une vérité, car, en recherchant ces tableaux, c’était aussi une partie d’eux-mêmes qu’ils traquaient. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Voilà plusieurs romans en arrière que Guillaume Musso a abandonné la romance fantastique de ses débuts pour se consacrer au thriller.

Avec Un appartement à Paris, le fantastique est définitivement oublié pour verser dans un thriller qui, s’il est bon, n’est pas ce que j’attends de Guillaume Musso.

Point d’histoire d’amour contrariée par la mort ou les éléments. Pas de jolies formules qui font battre le cœur plus vite. Il s’agit ici d’une enquête en deux temps, dont la première est la recherche de toiles disparues d’un peintre décédé et la seconde dont je ne peux rien dire sous peine de révéler une partie de l’intrigue, est une enquête policière plutôt standard et reliée à des thèmes assez récurrents dans les derniers romans de l’auteur (je pense notamment à La fille de Brooklyn).

A ce propos d’ailleurs, les aficionados de Musso retrouveront quelques clins d’œil assez appuyés à ces romans, ce qui est plutôt sympathique.

Ce n’est pas un mauvais thriller, il est même plutôt bien mené si on oublie le début un peu lent et les indices laissés de côté par les protagonistes (même s’ils réussissent à résoudre leurs deux enquêtes dans un temps record alors que certains s’y sont cassé les dents pendant des années) mais ce n’est pas ce que j’attends d’un roman de Guillaume Musso.

Au contraire, je veux des jolies formules, des romances qui paraissent impossibles mais où l’amour finit toujours par triompher de tout, du rêve et de l’espoir.

J’espère que les prochaines parutions de l’auteur reviendront sur le chemin de Sauve-moi, Je reviens te chercher ou de Seras-tu là ? , pour moi ses trois meilleurs romans.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’avoue que ma lecture de L’appel de l’ange, roman où apparait Madeline pour la première fois, remonte un peu. Je n’ai donc pas vraiment eu de sentiment de familiarité avec Madeline, que je trouve d’ailleurs un peu froide ou alors c’est la carapace qu’elle s’est construite après toutes les galères qui lui sont arrivées.

Gaspard ne m’a pas vraiment touchée, lui non plus.

Il faut dire que comme eux, il est compliqué de ne pas être fasciné par Sean Lorenz, dont j’aurais moi-aussi aimé voir les toiles qui apparaissent grandioses.

Si j’ai aimé en découvrir un peu plus sur le monde de la peinture, je trouve que l’auteur est parfois allé très loin dans ses explications techniques sur cet art alors que moi j’aurais bien aimé que l’histoire avance.

Ceci dit, elle finit par le faire car moi qui croyait que la recherche des toiles allait être ardue, j’ai été plutôt étonnée de voir qu’au bout de 200 pages, les tableaux étaient retrouvés et qu’on allait passer à une nouvelle enquête…

D’un point de vue temporel, il faut quand même rappeler que chacune des enquêtes ne prend pas plus de quelques jours, deux pour la recherche de Julian, les protagonistes résolvant une sombre affaire sur laquelle le FBI s’est cassé les dents avec une facilité déroutante. Petit bémol tout de même sur l’histoire du bateau, car si Madeline avait écouté plus attentivement la vieille dame, comme tout lecteur attentif, ils auraient même pu gagner une douzaine d’heures sur leur planning serré…

La fin, surprenante, m’a fait refermer le roman en fronçant les sourcils. Alors qu’ils ont clairement eu du mal à supporter en dehors de leurs enquêtes, Madeline et Gaspard forment maintenant une famille recomposée autour de Julian. C’est assez innovant, dans le sens où cette décision est clairement motivée par leur désir de prendre soin du petit garçon.

La romance n’est plus vraiment au cœur des derniers romans de Guillaume Musso. C’est la famille, l’amour paternel/maternel qui a pris le dessus, tout comme les violences faites aux enfants. En tant que maman, je me sens touchée par ces sujets mais j’ai aussi parfois envie de rêver et de croire à l’incroyable.

C’est pourquoi je crois que je vais relire les anciens romans de l’auteur, et ne plus me précipiter aussi vite sur ses dernières parutions avant de savoir de quoi il en retourne.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu partir à la recherche des tableaux perdus ?

Dis-le moi en commentaire.