journal d'un marchand de rêvesJournal d’un marchand de rêves de Anthelme Hauchecorne

Editions : L’Atelier Mosécu

557 pages

Paru le 13 Octobre 2016

Aperçu : J'ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m'ont expédié loin d'Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m'ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais. Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m'éliminer, mais avec élégance. M'entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page... La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance. Je m'appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament...

 

 

Mon commentaire général : Complètement déjanté !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Dans les rêves, il n’y a ni futur ni passé, […] rien qu’un chaos d’éventualités. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Journal d’un marchand de rêves est un roman difficile à décrire et à classer. Est-ce de la science-fiction ? Du fantastique ? Un mélange de tout ça ?

Même en faire un résumé serait très compliqué car l’histoire n’est pas vraiment linéaire… Lorsque le roman commence, une bonne partie des évènements a déjà eu lieu et nous est racontée par Walter, le personnage principal, sous forme de journal intime. Walter est un Rêveur, ce qui signifie qu’il est capable en dormant, de visiter les rêves des autres. Il découvre ainsi l’Ever, un monde miroir du nôtre, où les règles ne sont pas les mêmes et où Walter va rapidement se faire de puissants ennemis…

La plume d’Anthelme Hauchecorne est un vrai régal. C’est drôle et moderne, mais à la fois très bien écrit. Il y a de nombreuses références à la culture populaire. Les dialogues sont géniaux.

Les personnages forment une bande disparate mais extraordinaire.

Pourtant, j’ai eu un gros passage à vide sur la première moitié du roman. Les cent cinquante premières pages ont été plutôt difficile à lire. Il se passe tellement de choses, dans un monde tellement différent, que j’ai été un peu paumée. Si j’ai continué ma lecture, c’est parce que sachant que ce roman avait obtenu le Prix des Imaginales cette année, je me suis dit qu’il devait valoir la peine et je me suis accrochée. Passé ce cap, j’ai dévoré deux cent pages en une session de lecture !

Au final, je pense que c’est un bon roman, même si je ne suis pas sûre d’avoir tout suivi et que j’aurais bien aimé savoir davantage ce qu’il se passait le jour car la vie de Walter a l’air aussi trépidante de jour que de nuit.

Avec une telle plume et un tel imaginaire, Anthelme Hauchecorne m’apparait comme un auteur à suivre de près et je lirai avec plaisir d’autres de ses publications.  

 

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Mon gros regret en refermant ce livre, c’est de ne pas avoir eu plus de détail sur la vie de Walter le jour. Pourtant, en tant que cinéaste, fils de célébrités, victime probable de stress post-traumatique, patient d’hôpital psychiatrique, il doit forcément se passer des choses intéressantes dans sa « vraie » vie. C’est ainsi qu’on apprend presque au détour d’une page que celui-ci a réalisé une web-série ou qu’il a intégré une école de cinéma en Belgique ! Son amitié avec Trevor doit aussi lui réserver des moments assez truculents, qu’on ne nous montre pas.

A mon avis, la dualité entre les évènements du jour et ceux de la nuit aurait pu être vraiment intéressante, même si Walter préfère nettement sa vie nocturne. En tout cas, c’est l’impression que cette construction de récit donne.

Concernant l’Ever, j’ai bien aimé son aspect un peu « fouillis », qui fait vraiment penser à un monde onirique. Dans les rêves (les miens en tout cas), certains évènements n’ont ni queue ni tête et c’est l’impression que j’ai eue ici aussi. Par contre, je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi. L’intrigue sur les Oniromanciens m’a parue assez floue, tout comme l’existence de Brumaire.

J’ai globalement passé un bon moment de lecture, un peu plus sur la deuxième moitié que la première, mais une fois que j’ai eu à peu près cerné l’univers et que je me suis attachée à Walter, je n’ai eu aucun problème à terminer ce roman en deux sessions de lecture.

C’est un roman que je recommanderai aux personnes qui aiment le fantastique mais qui n’ont pas peur d’être entraînés dans un univers où la logique et les explications terre à terre ne sont pas les éléments principaux.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu découvrir l’Ever ?

Dis-le moi en commentaire.