destinyDestiny, tome 1 de Cecelia Ahern

Editions : Hachette Collection Black Moon

300 pages

Paru le 17 mai 2017

Aperçu : Parfois, il faut choisir l’imperfection pour être Parfait.

Dans le monde de Celestine North, chaque citoyen doit être Parfait. Quiconque commet la moindre erreur se voit marqué du sceau de l’Imperfection.

Pour qui a pris une mauvaise décision : c’est sur la tempe.

Pour qui a menti : la langue.

Pour qui a commis un vol : la paume de la main droite.

Pour qui s’est montré déloyal : le cœur.

Pour qui s’est écarté du droit chemin : la plante du pied droit

Celestine mène une vie parfaite au sein d’une famille parfaite et au bras du petit ami parfait. Elle pense incarner l’idéal de la société.

Et si Celestine s’était trompée ? Si c’était le système lui-même qui était Imparfait ?

Mon commentaire général : encore quelques défauts

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Sois la voix de ceux qu’on fait taire.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Je voudrais tout d’abord remercier NetGalley et les éditions Hachette pour cette lecture.

Destiny est un roman dystopique dont le résumé, très alléchant, m’a immédiatement intriguée. En effet, la société qui y est décrite parait originale et intéressante : peut-il vraiment y avoir un individu sans aucun défaut ? Est-il possible de ne jamais commettre d’erreur ?

C’est la question à laquelle tente de répondre Cecelia Ahern, en mettant en scène Celestine, héroïne courageuse et attachante, confrontée elle-aussi à l’impitoyabilité de ce système lorsqu’elle commet à son tour une « erreur », pour la bonne cause…

En plus de discuter la notion de faute, ce roman pose aussi des questions sur la notion même d’humanité, faisant s’interroger le lecteur sur le bien-fondé de cette société.

De plus, la plume est agréable et le rythme plutôt lent correspond bien à ce genre de dystopie : il n’est pas question ici de grandes batailles ou de révolution violente (ou alors c’est pour le second tome) mais plutôt de se poser des questions et de réfléchir.

Malgré tout, je suis restée un peu en retrait de cette histoire car je n’ai pas été franchement surprise par le récit. Comme j’ai déjà lu beaucoup de dystopies, je commence peut-être par avoir fait le tour de la question et il devient compliqué pour moi d’en distinguer une parmi les autres.

C’est néanmoins un roman agréable et je lirai la suite avec plaisir si j’en ai l’occasion.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

L’univers développé par Cecelia Ahern est un concept plutôt intéressant : une société composée de citoyens « parfaits » est-elle vraiment parfaite ?

En passant de l’autre côté de la barrière de verre qui sépare les « parfaits » des « imparfaits », le monde de Celestine s’écroule, et pas seulement parce qu’elle a été lourdement marquée mais parce qu’elle découvre les coulisses de cette société. Là où il faut mentir pour être considéré comme « parfait »…

En faisant preuve d’humanité envers une personne âgée, bien que « imparfait », Celestine est mise en faute, montrant que cette société s’est mise en place sans même réfléchir à la notion même d’humanité, où la bonté et la compassion doivent être éradiquées… Ce qui est plutôt contradictoire !

J’ai aussi apprécié que Celestine soit une adolescente comme les autres, sans distinction particulière, si ce n’est son lien avec le fils du juge. Cela prouve qu’une révolution peut être mise en marche par des personnes ordinaires, pour peu qu’elles en trouvent le courage.

Et du courage, Celestine n’en manque pas, même si sa fragilité à fleur de peau ne la rend que plus touchante. Elle recèle une force intérieure remarquable, qui en fait une héroïne intéressante.

Ce qui m’a manqué, pour distinguer cette dystopie parmi les dizaines que j’ai déjà lues, c’est d’être surprise. Tous les ingrédients des dystopies YA sont ici réunis, même la romance avec le bad boy/exclus de la société. Carrick pourrait être un personnage intéressant, s’il n’était pas aussi prévisible.

Je lirai quand même la suite si l’occasion se présente car je me demande comment l’auteure va amener sa révolution car pour l’instant les « imparfaits » sont loin d’avoir gagné leur égalité…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Crois-tu en la Perfection ?

Dis-le moi en commentaire.