Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième et dernier tome de la série Ma raison de vivre. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Ma raison de vivre (tome 1) ou Ma raison d’espérer (tome 2).

 

ma raison de respirerMa raison de respirer de Rebecca Donovan

Editions : Pocket Jeunesse

576 pages

Paru le 19 mai 2016

Aperçu : Deux ans après avoir brisé le cœur d'Evan, Emma ne parvient pas à l'effacer de sa mémoire. Quand un carton plein de souvenirs ressurgit, l'armure d'Emma se fissure. Toutes ses émotions passées reviennent l'assaillir. Pour oublier, elle devient accro à l'adrénaline. Soirées, alcool, garçons : rien ne semble pouvoir combler ce vide qui la consume. Jusqu'à une rencontre décisive, qui bouleversera toutes ses certitudes...

 

 

 

 

 

 

Mon commentaire général : Un petit pavé d'émotions!

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Le chemin à parcourir était encore long avant d’être guérie. Avant d’être pardonnée. J’allais devoir me battre à chaque instant. Sans oublier qu’on a toujours le choix. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Comme avec les deux premiers tomes de cette série, lorsqu’on ouvre ce roman, il vaut prévoir de ne rien faire d’autre durant le temps que durera la lecture de ces presque six cent pages car tout comme ses prédécesseurs, Ma raison de respirer est addictif et une fois plongé dedans, il est très difficile de s’en extraire.

Enfin, les premiers chapitres m’ont paru un peu plus longs, jusqu’à un évènement majeur qui lance toute la suite, jusqu’à la dernière ligne et entre les deux, les pages ont défilé à toute allure devant mes yeux.

On pouvait se demander ce que Rebecca Donovan avait encore comme traitement cruel à infliger à ses personnages après la maltraitance physique et psychologique qu’a subies Emma auparavant. Il s’agit surtout ici de parler des séquelles de ces mauvais traitements, avec une plume toujours fluide et bouleversante.

J’aurais vécu une aventure poignante et pleine d’émotions avec Emma, tout au long de ces trois romans, durs mais aussi touchants et poétiques, une magnifique leçon de vie qui ne peut laisser indifférent.

J’ai tourné la dernière page le cœur serré, triste d’abandonner là ces personnages qui m’ont fait vibrer pendant plus de 1500 pages.

En tout cas, Rebecca Donovan est inscrite sur le haut de ma liste d’auteurs à suivre !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Au début, j’ai été surprise de retrouver Emma si abattue. Même lorsqu’elle subissait quotidiennement les coups de sa tante, elle restait une battante, déterminée à s’en sortir coûte que coûte. Alors que là, elle n’est qu’une coquille vide. Son sursaut de « vie » consiste à prendre des risques et à s’enivrer, reproduisant inconsciemment l’attitude de sa mère, ce que j’ai trouvé tout à fait plausible.

Néanmoins, cette partie m’a fait plutôt mal au cœur à cause d’Emma et de son mal-être. J’ai eu un peu d’espoir avec Cole, même s’il n’est clairement pas Evan, avant de me rendre compte qu’il ne pouvait pas être celui qui la sortirait de cet engrenage malsain. En effet, au fur et à mesure des pages, je me suis demandé si sa capabilité à interpréter les silences, comme il le dit, n’était pas plutôt une volonté de ne pas provoquer de discussion. D’ailleurs, lorsqu’il commence à entrevoir les problèmes d’Emma, il ne sait que prendre ses jambes à son cou…

Clairement, les premières pages manquaient de quelque chose. D’Evan en fait.

D’ailleurs, c’est à partir du moment où il fait son apparition que le roman devient difficile à poser. Son charisme dans ce dernier volet saute aux yeux et après sa quasi-invisibilité dans Ma raison d’espérer, j’ai eu l’impression de retrouver l’Evan du premier tome, celui qui n’accepte les règles d’Emma que pour mieux les contourner en douceur.

Si j’ai vraiment apprécié d’entrer enfin dans les pensées d’Evan, j’ai trouvé plutôt confuse la façon de faire. Il aurait été plus lisible d’indiquer en haut du paragraphe le nom du narrateur ou au moins d’écrire avec une police d’écriture différente afin de distinguer les paragraphes (et des fois il n’y a même pas de saut de ligne !).

Je chipote parce qu’évidemment, j’ai adoré ce roman, bourré d’émotions fortes, et cela même s’il ne passe pas grand-chose tant c’est l’aspect psychologique qui prédomine. L’intrigue avec Rachel connait de par la force des choses une conclusion tandis que des questions restent en suspens concernant Jonathan, ce qui est probablement voulu puisque la prochaine série de Rebecca Donovan sera centrée sur lui.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Accompagneras-tu Emma sur le chemin de la guérison ?

Dis-le moi en commentaire.