scorpiScorpi, tome 1 : Ceux qui marchent dans les ombres de Roxane Dambre

Editions : Calmann-Levy

377 pages

Paru le 5 Octobre 2016

Aperçu : Par un de ces orages d’été dont Paris a le secret, Charlotte, 23 ans, découvre un petit garçon blotti au pied de son immeuble, ses cheveux sombres ruisselant d'eau, son T-shirt plaqué par la pluie

Charlotte, qui est la gentillesse même, lui propose de s’abriter chez elle. L’enfant la suit sans un mot. D’ailleurs, il parle très peu, mais quand il parle c’est pour dire des choses ahurissantes : ses parents et son grand frère seraient des tueurs à gages aux pouvoirs mystérieux, baptisés les Scorpi. Lui-même, Élias, serait en apprentissage. Et sa phrase fétiche semble être : « Tu veux que je le tue ? »

Charlotte n’en croit pas un mot, d’abord. Mais bientôt elle découvre dans son salon une version 25 ans d’Elias, un grand brun aux yeux bleu outremer qui a l'air de débarquer d'un autre monde. Adam, le fameux frère, vient d’entrer dans sa vie, et celle-ci va tourner à la cavalcade.

Poursuivie par des inconnus, repérée par la police, rendue chèvre par ses "invités", Charlotte arrivera-t-elle à maîtriser la folie tantôt joyeuse tantôt angoissante que devient son destin depuis qu'elle a rencontré les Scorpi ?

Alors ? Prêts à suivre ceux qui marchent dans les ombres ?

Mon commentaire général : Le côté obscur n’a jamais été aussi drôle !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « C’est pratique d’être une créature de l’ombre, quand on est tueur à gages.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Attention, addiction garantie !

J’ai lu ce roman presque dans la foulée, tant j’ai été embarquée par l’écriture et l’univers de cette série fort originale.

C’est frais, c’est drôle (j’ai fréquemment éclaté de rire à voix haute, ce qui peut être perturbant si tu lis dans les transports en commun) et c’est tellement différent de tout ce que j’ai lu jusqu’à présent que je suis restée baba du début à la fin.

Pourtant, ici, ce n’est pas l’intrigue qui tient le lecteur en haleine. Ce premier tome a vocation de découverte de l’univers. Il ne se passe au final pas grand-chose. On fait juste connaissance, on pose les bases et on comprend rapidement que les choses sérieuses n’arriveront que dans les tomes suivants.

Si la mythologie des créatures des ombres est complètement nouvelle pour moi (bien qu’un peu obscure), ce sont principalement les personnages qui donnent envie de tourner les pages, encore et encore. L’héroïne est une jeune femme hyper gentille (on insiste beaucoup sur cette qualité) et parfois naïve, mais d’une fraîcheur désarmante. Et tout comme elle, j’ai succombé aux charmes des ombres, Elias et Adam, qui sont attachants et terriblement drôles malgré eux !

Le seul point négatif de ce roman, c’est la romance. Elle ne prend pas trop de place, juste ce qu’il faut, mais l’amour arrive vite, trop vite, et on perd en intensité romantique car on ne voit pas les sentiments se développer petit à petit. Et avec les personnages qu’on a ici, je trouve ça hyper dommage car on aurait pu avoir des scènes très émouvantes ou très cocasses, qui auraient fait battre mon cœur beaucoup plus fort et l’aurait fait devenir très rouge. Tu ne comprends pas ce que je veux dire ? Lis ce livre !

C’est une saga qui mérite vraiment d’être connue, écrite par une auteure francophone et en plus la couverture est juste magnifique, ce qui ne te laisse plus aucune excuse !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Il est rare de tomber sur une série mettant en scène des tueurs à gages, surtout quand c’est fait de façon aussi drôle et hors des sentiers battus.

Elias et Adam ont sur leur métier une vision très simple : c’est un métier justement, qui ne nécessite ni remords ni scrupules. Ils sont payés pour tuer quelqu’un, ils le font, vite et bien, tout en respectant leur code d’honneur. Leur humanité ressort tout de même dans leur principe de ne pas faire de victimes collatérales, ce en quoi ils différent des Draconis qu’on rencontre brièvement.

Cependant, outre le comique de la phrase « tu veux que je le tue ? », c’est grâce à leur personnalité qu’on s’attache aux frères Lesath, Elias en tête. Ce petit bonhomme est tout simplement adorable et tout comme Charlotte, je me suis entichée de lui dès les premières pages. Par contre, même si Adam est sexy en diable, je n’ai pas compris comment des sentiments avaient pu se développer aussi vite entre eux. Rappelons qu’au départ, Adam n’accepte d’épouser Charlotte que pour faire plaisir à Elias, que Charlotte n’a pas eu son mot à dire et qu’en plus Adam est censé un psychopathe dangereux (il est dangereux mais pour le côté psychopathe, on a connu bien pire). Dans ces conditions, les sentiments devraient mettre plus de temps à apparaitre. La scène de la salle de bain m’a semblé légitime, à cause de l’adrénaline suite à l’agression et de l’attirance qu’il peut y avoir entre les personnages (et la punition qui en découle est à mourir de rire) mais la suite, faite de déclarations d’amour, m’a parue tirée par les cheveux.

J’aurais préféré que les émotions viennent lentement, petit à petit, Adam réalisant qu’il éprouve plus qu’une envie de contenter Elias, Charlotte plus qu’une attirance. D’ailleurs l’échelle de temps est très condensée, tout se déroule sur quelques semaines (ce qui s’explique certainement par le fait de ne pas dépasser la contrainte de la période d’essai de Charlotte) alors qu’étirer le récit aurait à mon sens permis de développer davantage les sentiments et rendre cette histoire d’amour plus crédible. C’est pour moi le gros bémol de ce livre.

En tout cas, je lirai la suite avec grand plaisir car je pressens que le remue-ménage aura lieu dans les tomes suivants et comme je n’ai pas tout compris sur ces créatures des ombres (d’où viennent-elles ? que sont vraiment les ombres ?) j’espère en savoir davantage dans les deux autres volets.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu faire la connaissance des frères Lesath ?

Dis-le moi en commentaire.