Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième et dernier tome de la série L’Héritière (The Sin Eater’s daughter en VO). Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur L’Héritière (tome 1) ou The Sleeping Prince (tome 2).

 

the scarecrow queenThe Scarecrow queen de Melinda Salisbury

Editions : Scolastic

336 pages

Paru le 2 mars 2017

Aperçu : La bataille finale approche…

Alors que Le Prince Endormi resserre son emprise sur Lormere et Tregellan, le piège se referme sur la bande de rebelles disséminés qui essaient désespérément de le battre. Twylla et Errin sont séparées, isolées et manquent de temps. La bataille finale approche, et Aurek ne reculera devant rien pour garder le trône à jamais…

Explosif, riche et profondément addictif, voici l’éblouissante conclusion à la trilogie de Melinda Salisbury, best-seller international, qui a commencé avec L’Héritière. [Traduction personnelle]

 

 

 

Mon commentaire général : C’est fini ! (sanglote bruyamment)

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Le début de la fin commence maintenant. » [Traduction personnelle]

Mon avis (garanti sans spoiler) :

C’est avec un grand plaisir que j’ai ouvert The Scarecrow Queen, prête à replonger dans l’univers terrible créé par Melinda Salisbury. Pour moi qui avais lu The Sleeping Prince il y a presque un an, la remise en route fut un peu difficile car l’action reprend quasiment là où on l’a laissée à la fin du deuxième tome. Si les évènements sont frais dans ta mémoire et/ou si tu as le tome précédent sous la main, ça peut aider…

Une fois la remise des idées au clair passée, l’auteure nous entraîne directement dans la lutte contre Aurek. D’un côté, nous retrouvons Errin, prisonnière, qui va trouver un allié précieux et insoupçonné. De l’autre, nous suivons Twylla, prête à se lancer dans la résistance…

La plume de Melinda Salisbury est toujours aussi belle et poétique, parfaite pour coller à cet univers onirique, proche du joli cauchemar. C’est un sentiment difficile à expliquer, que je n’ai rencontré que dans une poignée de romans. C’est à la fois beau dans l’approche et dans l’environnement mais terrible pour ces personnages auxquels je me suis profondément attachée. Je les aime d’amour, voilà.

Malgré tout, ce tome m’a paru un tout petit cran en-dessous des deux autres. Je ne me suis jamais ennuyée mais parfois, j’ai trouvé les personnages un peu passifs, parce que les évènements forçaient à l’attente et que le lecteur aussi du coup. J’ai aussi éprouvé des émotions moins tranchées que dans les deux tomes précédents, peut-être parce que ce tome est celui de l’action. Il m’aura aussi manqué quelques explications dans un final certes grandiose, mais un peu rapide à mon goût.

C’est peut-être aussi dû au fait que je n’avais pas du tout envie de quitter ce monde

En tout cas, c’est une saga que je recommanderai à tous les fans de fantasy, jeunes ou pas. Cette série est classée en jeunesse, parce que les personnages sont de jeunes adultes, mais sincèrement, il ne faut surtout pas s’arrêter à cela, sous peine de passer à côté de beaux et intenses moments de lecture.

 

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Ce dernier tome permet de faire la jonction entre L’Héritière, qui se déroulait intégralement au château et The Sleeping Prince qui nous emmenait à la découverte du reste de l’univers. Tout se termine à Lortune, là où l’histoire a commencé, avec l’avènement d’une nouvelle reine, permettant ainsi de boucler la boucle.

D’ailleurs Twylla est la révélation de The Scarecrow queen, et elle n’a rien de « La reine des épouvantails » que pense Aurek. Twylla est une leader née, capable de rassembler les troupes derrière elle, même si elle n’a pas le charisme inné de Merek. J’ai aimé la voir prendre conscience de son rôle, en tant que dernier représentant de l’ancienne monarchie, comme transition à la nouvelle qui s’appliquera avec elle. J’ai apprécié son abnégation et sa force de caractère, qualités qu’elle n’avait pas encore développé au premier tome, tant elle était sous la coupe de Helewys et Lief.

Voilà une évolution intéressante !

Errin se fait ici plus discrète, le plus souvent retirée dans son laboratoire ou sous l’influence d’Aurek. C’est dommage qu’elle n’ait pas pris plus de place.

Cet effacement permet de faire de la place à Merek, personnage que j’avais déjà beaucoup apprécié dans L’Héritière. C’est un jeune homme courageux et déterminé, et je suis persuadé qu’il aurait fait un très bon roi car il sait faire passer l’intérêt de son peuple avant le sien.

Ce qui nous ramène à Lief, dont la trahison n’est pas vraiment expliquée. Qu’est-ce qui l’a poussé à s’allier avec Aurek ? Nous ne le saurons jamais. Même s’il s’amende à la fin par son sacrifice, il me manque quelque chose pour comprendre. Et c’est dommage.

Quoiqu’il en soit, après avoir refermé The Sleeping Prince, je n’ai qu’une envie : reprendre L’Héritière et tout recommencer depuis le début pour ne jamais quitter cet univers.

Aucune date de traduction n’est pour l’instant annoncée, ce qui est profondément regrettable !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu connaître l’issue de la bataille ?

Dis-le moi en commentaire.