la nuit des cannibalesLa nuit des cannibales de Gabriel Katz

Editions : Pygmalion

375 pages

Paru le 15 mars 2017

Aperçu : « Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.

Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.

 

Mon commentaire général : un thriller mordant !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « T’es dans un autre corps que le tien, t’es un Cannibale […]. C’est pas plus compliqué que ça. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Gabriel Katz est un auteur touche à tout, capable de passer de l’excellente fantasy comme Aeternia au thriller tonitruant comme La nuit des cannibales.

Et, de prime abord, on peut dire que tout lui réussit.

C’est ici un thriller mêlé de fantastique enlevé que nous propose l’auteur, fait de courses-poursuites, de pistolets, de combats rapprochés et de danger imminent. Il n’y a pas de temps mort, très peu de répit pour souffler, car tout s’enchaîne avec les pages qui se tournent à toute vitesse.

Il faut dire que l’écriture est fluide et moderne, ce qui fait que ça se lit tout seul. Les références assez nombreuses à la culture populaire m’ont fait sourire.

Si la mythologie des Cannibales (qui n’a rien à voir avec des anthropophages, que ceux que ça dégoûte se rassurent) est originale, il m’a manqué certains éléments pour tout comprendre, mais ça ne gâche pas le plaisir de la lecture. C’est juste mon esprit scientifique qui parle.

Ce qui m’a plus ennuyée, c’est que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Ils m’ont paru assez froids et calculateurs, et ne m’ont pas touchée.

C’est pourquoi La nuit des cannibales ne surpassera jamais dans mon cœur le fabuleux Aeternia mais c’est un très bon thriller que je conseillerai aux amateurs du genre.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

C’est la première fois que je retrouve Gabriel Katz dans un autre genre que la fantasy et je suis agréablement surprise. Même dans un thriller, il arrive à instiller une dose d’imaginaire, qui distingue ce roman d’un thriller standard.

Malgré tout, il m’a manqué quelques explications pour tout comprendre à cette nouvelle mythologie. Par exemple, comment se fait le choix du corps d’accueil et où va l’esprit de celui qui se fait cannibaliser ? Pourquoi tous les nouveaux se réincarnent-ils dans la même ville ? Que font les esprits des Cannibales pendant 7 ans avant de se réincarner ? Pourquoi 7 ans d’ailleurs ?

Autant de détails que j’ai cherché dans le texte entre deux fusillades et courses-poursuites…

Le roman est vraiment centré sur le parcours des deux « nouveaux », Aubert et David, et leur adaptation dans cette nouvelle vie. Je suis d’ailleurs surprise qu’ils ne posent pas plus de questions, peut-être parce qu’ils s’ont occupés à survivre. En tout cas, David se fait bien à sa nouvelle existence, lui qui semblait si traumatisé par la perte de sa famille.

Quant à Maxime/Aubert/Hugo, c’est une trajectoire très différente qui l’attend, même s’il ne rencontre pas vraiment de difficultés. Il tue les bonnes personnes au bon moment, ce qui lui permet d’accéder au plus haut niveau en un temps record. Cela a un peu gâché la surprise pour moi car comme il s’en tirait à chaque rebondissement, je n’avais pas de doute quant à l’aboutissement de l’action.

C’est pourquoi la fin m’a parue un peu brusque. A la première difficulté, le récit s’arrête, nous laissant sur une conclusion ouverte assez frustrante.

Je chipote parce que c’est tout de même un très bon roman, que je n’aurais pas lu en deux jours si ce n’était pas le cas !  

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu rencontrer les Cannibales ?

Dis-le moi en commentaire.