le chefLes chevaliers des Highlands, tome 1 : Le chef de Monica McCarthy

Editions : J’ai Lu pour elle

431 pages

Paru le 20 mars 2013

Aperçu : Le Chef Comte de Carrick et seigneur d'Annandale, Robert Bruce revendique le trône d'Écosse. Or pour vaincre les Anglais, il lui faut des mercenaires d'élite, des Highlanders. Et à leur tête, le meilleur de tous : Tormod MacLeod, une force de la nature. Mais Tor, dévoué à son clan, refuse de s'impliquer dans cette guerre. Comment le convaincre ? En le piégeant. C'est ainsi que Christina Fraser se glisse une nuit dans son lit. Au matin, Tor est sommé de l'épouser. Par le jeu des alliances, le voilà contraint d'embrasser une cause qui n'est pas la sienne. Et c'est fou de rage qu'il accueille sa jeune épouse en son fief de Dunvegan...

 

 

 

 

Mon commentaire général : trop de romance !

Ma note : 5/10

La citation qui résume tout : « Leur union était le fruit d’un mensonge. Ce n’était pas un début très engageant. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Mon avis sur ce roman est diamétralement opposé à tous les autres commentaires que j’ai pu trouver : je n’ai pas aimé alors que la majorité crie au coup de cœur

Il est vrai que le contexte est très intéressant et surtout bien travaillé. Monica McCarthy connait son sujet et nous fait plonger dans cette période troublée de l’histoire écossaise. Les notes de fin d’ouvrage montrent qu’elle a fait des recherches assez poussées et malgré quelques libertés prises pour coller à l’histoire qu’elle souhaitait raconter, les références historiques sont correctes et bien exploitées.

C’est pour moi le gros point fort de ce roman… et aussi le seul.

Car si on enlève les pages faisant mention de la romance, je ne pense pas qu’on se retrouve avec plus d’une cinquantaine de pages sur les bras, même si elles sont agréables à lire, cela ne sauve pas le livre.

Comme je ne me suis pas attachée non plus aux personnages, j’ai hésité à abandonner ma lecture avant de rassembler mon courage pour finir le roman. Le problème vient du fait que l’héroïne est affreusement naïve et prend systématiquement les mauvaises décisions. Le héros, quant à lui, est présenté comme un chef de clan très respecté et impliqué à sa tâche, mais il ne peut s’empêcher de penser aux charmes de sa jeune épouse toutes les trente secondes, même en plein combat, ce qui le décrédibilise à mes yeux.

Pour moi qui cherchait un roman historique dans la veine d’Outlander, ce n’était clairement pas un bon choix. Mais si tu es à la recherche d’une romance historique (et j’insiste sur le mot romance, enfin scènes explicites de sexe), Le chef pourrait te séduire.

Pour ma part, je déserte !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai rarement rencontré une héroïne aussi naïve au cours de mes lectures. Christina sait parfaitement que son mariage a été orchestré de toutes pièces par son père. Pourtant, elle ne peut s’empêcher de croire à un mariage d’amour, guettant des signes de tendresse d’un époux qui ne la voit que comme un accessoire agréable à avoir dans son lit…

J’imagine que pour une jeune fille habituée aux récits de Chrétien de Troyes, l’illusion aurait pu durer quelques jours. Mais pas les trois quarts du roman ! D’autant qu’on la présente comme une femme intelligente et instruite…

Comme en plus, elle prend systématiquement des décisions qui vont faire hurler Tor de rage, que le lecteur le sait et qu’elle est la seule à ne pas s’en rendre compte, cela rend le récit extrêmement désagréable.

Malgré son charisme en tant que chef, Tor n’est pas non plus parvenu à marquer des points avec moi. S’il est doué au combat – et d’ailleurs j’ai apprécié les scènes d’entrainement –, on insiste beaucoup trop sur le fait qu’il est aussi doué au lit. Il ne fait en plus que penser au sexe, ce qui donne de lui une image assez vulgaire et barbare, alors qu’on voit par ailleurs qu’il est un homme très respectueux des femmes.

Ce que j’ai retenu de ce livre : Christina sent une merveilleuse odeur fleurie et Tor a un corps magnifique.

J’aurais préféré en savoir un peu plus sur les coutumes de ces Islanders (Highlanders étant un terme très peu approprié pour le contenu de ce livre) et sur la géographie de l’île de Skye.

Une série que je ne continuerai donc pas…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Accompagneras-tu Christina à Dunvegan ?

Dis-le moi en commentaire.