frozenFrozen de Melissa de la Cruz et Michael Johnston

Editions : Albin Michel Collection Wiz

405 pages

Paru le 2 janvier 2015

Aperçu : La couverture de Nat est grillée. Bientôt, tout le monde saura qu’elle fait partie des « marqués ». Le casino, où elle officie comme croupière, va découvrir qu’elle a volé des jetons… Sans aucun scrupule, elle fait accuser quelqu’un d’autre à sa place : un dénommé Wes qui a beau être joli garçon, n’en demeure pas moins arrogant. Nat, elle, a déjà détourné le regard : elle a assez d’argent pour quitter cet infâme New Vegas plongé dans l’ère glaciaire, et rejoindre le Bleu, là où l’air est pur et la mer azure. Là où des renégats comme elle peuvent vivre en paix. Il suffit juste de payer grassement un mercenaire. Mais le passeur, ô surprise, n’est autre que Wes… Après tout, se dit Wes, un voyage dangereux en compagnie d’une jolie fille ne se refuse pas.

 

 

Mon commentaire général : ce roman m’a laissée de glace…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Le monde était irrémédiablement brisé, rempli de détritus, du Grand Dépotoir aux océans empoisonnés, et le reste était une terre gelée inhabitable ; comment pouvait-on grandir dans un endroit pareil ? Dans quel monde étaient-ils nés ? »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Le résumé de Frozen promet une alléchante dose de danger, trahisons, renégats, romance sur fond de post-apocalyptique. Malheureusement, la mise en œuvre n’aura pas réussi à me convaincre.

Parfois, il m’aura manqué du rythme, parfois de la description ou des explications et quasiment tout le temps, la romance omniprésente m’aura agacée.

L’idée de départ est pourtant très bonne : la Terre est retournée à l’ère glaciaire, des « marqués » vivent clandestinement parmi les humains et il existerait un paradis perdu, quelque part au fin fond de l’océan empoisonné, auquel on ne peut accéder qu’en payant grassement un passeur pour se faire conduire, en évitant l’armée à la recherche des fuyards et les esclavagistes à la recherche de nouvelles victimes.

Malgré ce contexte prometteur, je n’ai pas réussi à me sentir impliquée dans l’intrigue et surtout je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages.

Certaines questions trouvent leur réponse durant ce premier tome et la fin permet de relancer l’intrigue. Néanmoins, pour ma part, j’arrête cette série là, ne ressentant pas le besoin de connaître la suite de l’histoire.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Il m’est assez difficile de mettre le doigt sur ce qui ne m’a pas plu.

Nat est un personnage intéressant grâce à son passé de fuyarde et à sa différence. Elle est méfiante, ce qui s’explique facilement, et plutôt solitaire. Pourtant, j’ai trouvé qu’elle s’ouvrait très rapidement aux mercenaires qu’elle a embauchés, peut-être à cause du joli minois de Wes.

De son côté, le jeune homme présente un historique tout aussi intrigant. Ancien militaire (à 16 ans? Cette histoire d’âges complètement décalés m‘aura aussi pas mal perturbée en fait), il est responsable de son équipe et on le sent plutôt investi par son rôle de chef. J’ai aimé son côté arrogant et sa débrouillardise.

Pourtant, ensemble, ces deux personnages se transforment. Il peut y avoir des explosions, des morts, des créatures non-identifiées qui attaquent le bateau, être pris en otage, n’importe quoi, leur attirance arrive toujours à prendre le pas sur tout. Si bien que cet amour naissant, au lieu de me toucher, n’aura fait que m’agacer.

D’un autre côté, l’aspect fantastique du récit m’a parfois semblé complètement tiré par les cheveux (et ce n’est pas si contradictoire qu’il y parait !). Nat ne maitrise pas ses pouvoirs pendant les trois quarts du livre mais en deux secondes, elle parvient à contrôler parfaitement le Drakon et à mettre une bonne raclée aux militaires. De même qu’elle est capable d’exploser les fers de tous les esclaves alors qu’on nous a plusieurs fois répété que le fer limitait justement les pouvoirs des Marqués. Cependant, je crois que la plus grosse arnaque de ce récit, c’est le fameux « sort de protection » que je n’ai pas du tout compris (si ce n’est qu’il m’a fait penser à Harry Potter), sachant que même Wes qui, jusqu’à preuve du contraire n’est pas un Marqué, peut le projeter sur Nat. Ce sort aurait dû garantir la sûreté de toutes les prisonniers Marqués dont les proches étaient présents… Pour moi ce n’est qu’une façon de justifier l’injustifiable.

J’ai un peu lu la fin en diagonale, donc j’ai peut-être loupé des explications mais je sais déjà que je ne lirai pas la suite.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Partiras-tu à la recherche du Bleu ?

Dis-le moi en commentaire.