Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième et dernier tome de la série Le livre perdu des sortilèges. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Le livre perdu des sortilèges (tome 1) ou L’école de la nuit (tome 2).

 

le_noeud_de_la_sorci_reLe nœud de la sorcière de Deborah Harkness

Editions : Calmann-Levy

573 pages

Paru le 14 octobre 2014

Aperçu : Diana Bishop et Matthew Clairmont reviennent dans le présent pour affronter d’anciens ennemis et de nouveaux dangers. Dans le domaine ancestral des Clairmont à Sept-Tours, la sorcière et le vampire vont retrouver presque tous les protagonistes du Livre perdu des sortilèges – à une exception près. Une terrible menace pèse sur leur avenir, et elle ne se dissipera que s’ils parviennent à récupérer les pages manquantes de l’Ashmole 782. Mais ils ne sont pas les seuls engagés dans cette quête et le temps presse, car la grossesse de Diana arrive à son terme. Des vieux châteaux en laboratoires universitaires, s’appuyant sur des savoirs séculaires aussi bien que sur les sciences modernes, depuis les collines de l’Auvergne jusqu’aux palais vénitiens, Diana et Matthew, décidés à protéger leur amour défendu coûte que coûte, finiront par découvrir le secret extraordinaire que les sorcières ont percé voilà des siècles et des siècles.

 

Mon commentaire général : une formidable saga !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Les secrets, comme les morts, ne restent pas toujours ensevelis. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Et voilà que s’achève avec Le nœud de la sorcière une saga complexe et bien construite, qui nous aura fait voyager en Europe et aux Etats-Unis, dans le présent et le passé, tout en jonglant avec un univers fantastique très bien pensé.

Il est important pour ce dernier tome d’avoir en tête les évènements et personnages des deux autres tomes (et notamment du premier, c’est-à-dire près de 1000 pages en arrière si tu lis en grand format…) car tous les personnages reviennent pour clôturer en beauté l’histoire de Diana et Matthew.

Si les premières pages (et quand je dis premières, je compte en centaines) m’ont parues un peu longues et que l’action s’efface au profit de la politique vampire, les choses se sont emballées par la suite, me faisant tourner les pages sans répit, jusqu’à une conclusion qui m’a paru un peu fade, parce qu’après tout ce qu’on a vécu dans cette série, la résolution m’a paru presque trop simple.

Néanmoins, j’ai beaucoup aimé l’évolution des personnages et la direction qu’a prise cette histoire. Les allusions historiques sont moins présentes dans ce tome que dans le précédent, ce qui m’a fait préférer L’école de la nuit, mais je garderai toujours cette saga en mémoire dans la catégorie des « saga à fresques », le genre de livres qui fait voyager loin, très loin, et donc on sort avec des étoiles dans les yeux.

 

Je conseille donc cette trilogie à tous les amoureux de fantastique et de magie, aux aficionados de la politique vampire et aux amateurs de détail et de véracité.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Peut-être à cause du contexte et de l’univers ultra-fouillé et du travail de recherche phénoménal, comme je l’avais déjà signalé lors de ma chronique de L’école de la nuit, cette saga m’a toujours fait penser à Kushiel et à Rose Morte, ce qui est assez surprenant car les thèmes traités sont globalement différents (sauf pour le tome 3 de Rose Morte, Flétrissures, avec lequel on retrouve quelques similitudes sur la fin).

Cependant, si j’aime Diana et Matthew et leur entourage, il me manque encore des émotions pour vraiment m’attacher à eux. Et c’est globalement LE reproche que je ferai à cette série. C’est très bien écrit, très bien documenté, très bien décrit, mais les sentiments ne sont pas arrivés jusqu’à moi. Je n’ai pas senti le bonheur d’une mère à la naissance de ses enfants, ni le deuil, ou la peur de perdre son mari.

Avec ces éléments en plus, je n’aurais pu qu’avoir un énorme coup de cœur mais le récit est pour moi resté trop froid.

Je lirai néanmoins avec beaucoup de plaisir les prochaines œuvres de Deborah Harkness, dont le talent n’est plus à prouver.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Partiras-tu une dernière fois à la recherche de l’Ashmole 782 ?

Dis-le moi en commentaire.