Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série Une braise sous la cendre. Si tu n’as pas lu le tome précédent, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Une braise sous la cendre (tome 1).

 

une flamme dans la nuitUne flamme dans la nuit de Sabaa Tahir

Editions : Pocket Jeunesse

541 pages

Paru le 17 novembre 2016

Aperçu : Une flamme dans la nuit emmène les lecteurs au cœur de l'Empire, alors que Laia et Elias se dirigent tant bien que mal vers le nord pour libérer le frère de Laia des horreurs de la prison de Kauf. Pourchassés par les soldats de l'Empire, manipulés par le Commandant, et hantés par leurs passés, Laia et Elias doivent être plus rusé que leurs ennemis et se confronter à la traitrise de leurs propres cœurs.

Dans la cité de Serra, Helene Aquilla se retrouve liée à la volonté du sadique nouveau leader de l'Empire, Marcus. Lorsque sa loyauté est remise en question, Helene doit accepter une mission pour faire ses preuves - une mission qui, au contraire, pourrait bien la détruire.

 

 

 

Mon commentaire général : Dix enfers !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Tout ce que j’ai, c’est une voix en moi me disant que je dois sauver mon frère et la promesse d’Elias qu’il m’aidera. Le reste n’est que souhaits et espoir, tous deux très fragiles. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Je me suis jetée sur Une flamme dans la nuit dès que j’ai eu la possibilité de le lire. J’avais tellement aimé Une braise sous la cendre, qui se terminait à un moment critique pour mes chouchous Laia et Elias que je devais absolument connaitre la suite.

Du fait, Une flamme dans la nuit reprend quasiment là où Une braise sous la cendre nous avait laissés, c’est-à-dire dans la fuite de Laia et Elias, pourchassés par l’Empire. Je ne te dirai bien évidemment rien de plus ici, pour ne pas gâcher les nombreuses péripéties et embûches qui parsèment le chemin de nos héros mais sache juste que si tu avais trouvé le premier tome cruel, tu ne te remettras jamais de celui-ci.

Le récit prend ici un tour encore plus sombre et violent. Certaines scènes sont difficilement supportables, tant la violence psychologique et physique y est décrite avec précision, tellement que je me demande si cette série est vraiment à classer dans la catégorie Jeunesse. Et pourtant, malgré l’horreur, la peur et l’appréhension, on ne peut s’empêcher de tourner les pages, encore et encore…

Cela tient pour moi à la plume magnifique de Sabaa Tahir, dont la poésie et les images réussissent presque à nous faire oublier le reste. L’univers est aussi savamment pensé et plus on avance dans le roman, plus on s’aperçoit que rien n’a été laissé au hasard, même le plus infime détail.

Et puis, il y a les personnages. Forts et sensibles, doux et déterminés, courageux et effrayés. On a envie à tout de rôle de les réconforter ou de les secouer, mais jamais de les abandonner. J’ai découvert Helene, grâce à des chapitres écrits selon son point de vue, et je peux dire que c’est un personnage féminin remarquable. Tout comme les autres confrontée à des choix cruels, elle se révèle être une femme exceptionnelle.

Le seul problème, c’est que la suite n’est prévue qu’en 2018, et que ça va être vraiment trop difficile d’attendre jusque-là !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

En refermant ce livre, je n’ai qu’une chose à dire : il ne fait pas bon vivre dans l’univers imaginé par Sabaa Tahir !

Rien n’est vraiment épargné aux personnages et cette accumulation m’a fait davantage admirer leur détermination.

Même quand tout semble impossible, que l’espoir de réussir parait insensé, ils parviennent encore à respecter leurs valeurs et à se tenir à leurs promesses. Et on ne peut que les saluer pour ça.

Je m’interroge quand même sur cette cruauté. Etait-elle vraiment nécessaire ? La plupart des personnages passent pour des psychopathes. La violence est-elle vraiment le seul moyen ?

Celle qui me fait le plus horreur c’est la Commandante. Elle est prête à tout pour prendre le pouvoir, même à empoisonner son propre fils ! Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris pourquoi elle déteste tant Elias, alors qu’elle semble avoir été moins dure avec Avitas… Quelle surprise de les découvrir frères ! Je pensais que Keris éprouvait de la haine pour Elias à cause de la relation qu’elle avait eu avec son père, dans un moment de faiblesse peut-être. Mais si elle a eu deux garçons avec le même homme, l’explication est ailleurs… Et je serais d’ailleurs très intéressée de mieux comprendre ce personnage et les sentiments qu’elle éprouve pour les autres.

L’autre grande découverte de ce tome, c’est Helene. A travers les chapitres qui lui sont consacrés, on s’aperçoit de sa force de caractère, de sa volonté et ses doutes et elle prend réellement un poids d’importance dans le récit, comme un contrepoids à la Commandante. Tellement que j’imagine qu’elle jouera un rôle déterminant dans la suite de l’histoire, plus que Laia d’ailleurs, qui parait un peu faible et perdue dans ce deuxième volet.

Laia, loin de prendre les décisions, ne m’a paru que suivre celle de Keenan, personnage que je n’ai jamais aimé. J’étais d’ailleurs effarée de leur rapprochement, dans l’optique de créer un triangle amoureux qui n’avait pas franchement lieu d’être. Par conséquent, on a un peu l’impression que Laia finit par choisir Elias par défaut et ça m’embête, parce que j’aime réellement l’ancien Mask.

Malgré l’épée de Damoclès qui pèse sur sa tête, ou peut-être à cause d’elle, Elias ne renonce jamais, quitte à se jeter dans la gueule du loup. J’ai été émerveillée par sa sensibilité et son courage, sa détermination à s’oublier pour le bien d’autrui. Plus les pages tournaient, et plus je tombais en amour avec ce personnage.

La fin qui lui est réservée est d’ailleurs à la hauteur du reste du récit : cruelle. Condamné à garder à jamais la Forêt du Crépuscule, j’ai l’impression que Sabaa Tahir le laisse un peu sur la touche. Comment va-t-il pouvoir intervenir dans le destin de l’Empire de son petit coin de verdure ?

Ou alors tout cela ne serait-il qu’une affaire de femmes ?

La suite au prochain tome !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?

Suivras-tu Laia et Elias dans leur course effrénée contre l’Empire ?

Dis-le moi en commentaire.

ABC IMAGINAIRE 2016