Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série Phobos. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Phobos (tome 1) ou Phobos 2 (tome 2).

 

phobos3Phobos3 de Victor Dixen

Editions : Robert Laffont Collection R

620 pages

Paru le 24 novembre 2016

Aperçu :

1 MOIS...

1 JOUR...

1 HEURE...

ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU

Ils sont les douze naufragés de Mars.

Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge.

Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Mon commentaire général : mon cœur a explosé en vol…

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Ce monde est plein de déceptions pour ceux qui veulent seulement rêver.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Rappelons-nous : j’avais passé un excellent moment de lecture avec Phobos, puis avec Phobos2 que j’avais même préféré au premier. C’est pourquoi il est assez difficile pour moi d’écrire cette critique pour Phobos3, dont je ressors plutôt mitigée.

Le premier point à relever, c’est que le livre n’est pas vraiment centré sur les pionniers, qu’on suit de plus loin que pour les premiers tomes. En effet, ce dernier volet est plutôt tourné vers Serena et sa folie des grandeurs, davantage que vers les pionniers qui attendent l’ascenseur énergétique. L’attente, c’est exactement le mot qui caractérise les jeunes gens dans Phobos3, et pour nous qui les avons connus combatifs dans les précédents volumes, c’est un peu difficile à admettre (même si je suppose que c’est un trait humain que Victor Dixen a souhaité souligner).

L’attente, c’est aussi le sentiment que peut ressentir le lecteur. Si le roman reprend exactement là où le précédent s’était arrêté, c’est pour mieux trainer en longueur par la suite. Il faudra ainsi près de 200 pages pour régler les évènements liés à Marcus, révélés dans Phobos2… Il faut savoir que le roman s’étire sur près de 2 ans, avec un rythme pas toujours égal sur la durée, l’action s’emballant nettement dans les toutes dernières pages pour offrir un final explosif (et je pèse mes mots), même si toutes les questions ne sont pas réglées, loin de là ! On referme le livre avec un goût d’inachevé et si je n’avais pas entendu de la bouche même de Victor Dixen qu’il y aura un quatrième tome, qui se déroulera bien après les évènements de celui-ci, comme un épilogue, j’aurais sûrement jeté mon livre de frustration !

Ce qui ne m’empêche pas d’en éprouver quand même, de la frustration, quand je vois le sort qui a été réservé à certains personnages, tout bonnement écartés, donnant l’impression que l’auteur ne savait plus quoi faire d’eux… Concernant les autres, j’ai apprécié le fait qu’ils évoluent, chacun à sa manière, même si certains traits de caractère m’ont fait bondir de mon canapé, tellement je n’arrivais pas à reconnaitre les pionniers du départ, ceux qui ont embarqué à bord du Cupido

Malgré tout, les 600 pages se lisent toutes seules et on ne peut que voyager sous la plume de Victor Dixen et ses très belles images.

Je referme donc ce tome un peu déçue mais aussi triste de laisser ces personnages et cet univers qui vont me manquer. Ces sentiments contradictoires m’empêchent donc d’affirmer que j’ai aimé même si je ne peux pas dire non plus que j’ai détesté. Pour moi qui attendais ce roman avec tant d’impatience, ça sonne un peu comme de la désillusion.

Prévois également d’avoir Phobos Origines sous la main car Phobos3 y fait régulièrement allusion… ça s’appelle de la bonne publicité !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Je dois être un cas à part car, sauf en de rares occasions, je n’appartiens jamais à la bonne « team ». Moi qui étais à fond pour les Leorcus, quel désenchantement…

J’ai trouvé le sort réservé à Marcus particulièrement cruel, surtout quand on apprend 400 pages plus loin que tout ça n’a servi à rien ! Je n’ai pas compris ce choix. N’aurait-il pas mieux valu justement profiter du temps qu’il lui restait (deux ans quand même) dans les bras de Léonor, plutôt qu’enfermé dans une chambre minuscule ? Je me suis alors demandé si Victor Dixen n’avait pas voulu se débarrasser du pionnier américain pour mieux jeter Léonor dans les bras de Mozart. Ce fut mon premier choc, celui qui m’a donné envie de lire le reste en diagonale.

Concernant les autres personnages, ils ne sont pas mieux lotis. Oubliée la rébellion, les pionniers deviennent doux comme des moutons à la solde de Serena ! Que leur est-il arrivé ? Plus les pages défilaient et moins je parvenais à les reconnaitre. Entre les ruptures, les révélations, les maladies inexpliquées et les coups de folie, je me suis encore demandé si l’auteur ne regrettait pas les choix qu’il avait fait dans les tomes précédents. Certains personnages disparaissent tout simplement de la circulation ! Kelly est alitée à cause de sa maladie, Kenji s’évapore dans la nature, et à part Alexei, les autres ne servent plus à rien… Deuxième coup dur.

Hors-champ, ce n’est pas l’extase non plus. Les dissidents Andrew et Harmony ont bien du mal à occuper le devant de la scène face au contexte géopolitique et aux manœuvres de Serena. Cette dernière prend toute la place, qu’elle soit là en personne ou via ses créations. L’histoire des clones m’a ainsi paru difficile à croire, rajoutant une ombre pas forcément nécessaire à un personnage déjà bien noir.

Globalement, je regrette que l’histoire se soit tant éloignée du premier tome et s’il est toujours appréciable que des personnages évoluent pendant la lecture, j’aime les voir se révéler (comme Harmony) et non tourner le dos à leurs essences. Si j’aime éprouver des émotions fortes, je n’aime pas ressentir un sentiment de gâchis.

J’ai comme l’impression qu’en voulant trop en faire, Victor Dixen a éparpillé son histoire, sans répondre aux attentes des lecteurs, puisque de nombreuses questions restent sans réponse. Qu’est-il arrivé à Kenji ? Et à Kelly ? Comment sont morts les cobayes du septième habitat ? Que s’est-il passé pendant la dernière Grande Tempête ?

Autant d’interrogations qui devront attendre le tome 4.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Accompagneras-tu les pionniers dans ce voyage ?

Dis-le moi en commentaire.

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