Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième tome de la série Kushiel. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur La Marque (tome 1) ou L’élue (tome 2).

 

l'avatarKushiel, tome 3 : L’avatar de Jacqueline Carey

Editions : Bragelonne

784 pages

Paru le 18 juin 2010

Aperçu : La marque de Kushiel dans l'œil de Phèdre nô Delaunay fait d'elle une élue, et lui vaut d'éprouver à jamais le plaisir dans la souffrance. Sur son chemin semé de dangers, elle peut compter sur le moine guerrier Joscelin. Bien que la nature de Phèdre soit une source perpétuelle de tourments pour eux deux, Joscelin lui demeure indéfectiblement fidèle. Jamais il n'a trahi son serment: protéger et servir. Mais le destin lui réserve une ultime épreuve. En effet, Phèdre n'a jamais oublié Hyacinthe, son ami d'enfance et, depuis dix ans, elle cherche en vain la clé qui le libérerait de son asservissement éternel. Car Hyacinthe a conclu un pacte avec les dieux pour se sacrifier à la place de son amie et sauver sa patrie. Aussi Phèdre saisit-elle la dernière chance qui lui est donnée de le sauver. Cette quête la conduira au bout du monde, par-delà des royaumes où règne la folie, à la merci de seigneurs de guerre déments et cruels, et face à un pouvoir si immense et terrifiant que personne n'ose en prononcer le nom...

Mon commentaire général : Un merveilleux voyage s’achève…

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : «Nous payons le prix de péchés dont nous n’avons pas le souvenir ; nous nous efforçons d’accomplir une volonté que nous ne discernons pas. Voilà ce que c’est que d’être l’élu d’un dieu.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Voilà un beau voyage qui s’achève avec L’Avatar. Les aventures de Phèdre prennent fin et j’avoue que j’ai tourné la dernière page avec mélancolie, comme lorsqu’on s’apprête à dire au revoir à des amis.

Pourtant, ce fut un long et parfois douloureux voyage, mais les talents de conteuse de Jacqueline Carey mêlés à son don pour rendre ses personnages attachants font qu'on ne peut s’empêcher de tourner les pages, à la découverte de ce monde créé de toute pièce et pourtant si réaliste.

Les aventures de Phèdre nous entrainent cette fois-ci dans de nouveaux territoires, à la rencontre du danger et de menaces bien pires que la mort, où sa nature d’anguissette sera précieuse. Les épreuves ne seront épargnées à personne, ni à Phèdre, ni à Joscelin, ni au lecteur, nous mêlant dans une souffrance et une compassion commune. C’est probablement le plus dur des trois tomes du cycle, le plus porté sur la religion et les Dieux aussi. En ça, il y a parfois des passages théologiques un peu longs mais au final, tout se lit très bien quand même.

En tant que fin d’un cycle, ce tome apporte des réponses à toutes les questions restées en suspens et les quêtes s’achèvent. L’histoire continue pourtant avec la trilogie Imriel, que je compte bien lire, car il m’est très difficile de quitter ce monde et ses personnages que j’ai suivis et aimés sur près de 2400 pages.

C’est une saga que je recommande chaudement à tous les amateurs de Fantasy.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Si j’ai lu L’Avatar avec beaucoup de plaisir, j’ai quand même nettement préféré la première quête (celle d’Imriel) à la seconde (celle de Hyacinthe), beaucoup plus contemplative.

L’action dans le zénana était d’une intensité rarement égalée, autant dans l’horreur que dans le dramatique. Pour tous les personnages, il s’agit là d’une expérience très dure, à la limite de la folie où chacun doit s’interroger sur ses propres limites. J’ai trouvé cette partie vraiment prenante.

C’est pourquoi la seconde partie, axée sur la recherche du nom de Dieu, plus calme, plus basée sur l’introspection m’a paru moins fascinante, même si elle n’en reste pas moins essentielle pour la trilogie.

En tout cas, j’ai vraiment apprécié le duo Phèdre/Joscelin dans ce tome. Ils sont vraiment complémentaires et indispensables l’un à l’autre. Le personnage d’Imriel est aussi très intéressant : aussi intelligent que sa mère, il n’a pourtant pas l’intention de commettre les mêmes erreurs, surtout qu’il est très attendu au tournant. J’ai vraiment apprécié sa nature rebelle, qui s’accorde parfaitement avec celle de Phèdre !

Comme je le disais, j’ai tourné la dernière page avec un petit pincement au cœur, triste de quitter cet univers incroyable et c’est pourquoi je relirai avec plaisir cette série, ainsi que la suite, centrée sur Imriel.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Suivras-tu Phèdre dans ses dernières aventures ?

Dis-le moi en commentaire.