confessConfess de Colleen Hoover

Editions : Hugo New Romance

344 pages

Paru le 7 avril 2016

Aperçu : Auburn Reed a des plans très précis pour son avenir, et elle ne laissera personne se mettre sur son chemin. Lorsqu'elle franchit la porte d'une galerie d'art à Dallas pour un entretien, elle s'attend à tout sauf à l'irrésistible attraction qui la pousse vers Owen Gentry. Cet artiste énigmatique semble avoir beaucoup de choses à vouloir cacher à tout prix. Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser toutes ses barrières, pour comprendre qu'elle risque bien plus gros qu'elle ne pensait. Elle n'a qu'une solution : s'éloigner d'Owen au plus vite. Mais la dernière chose que souhaite Owen, c'est la perdre. Pour sauver leur relation, il devra tout confesser. Mais parfois, les mots peuvent être bien plus destructeurs que la vérité...

 

 

 

Mon commentaire général : C'était bien mais...

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : «Il y a des gens qu’on rencontre, dont on fait connaissance, et il y a ceux qu’on rencontre et qu’on connait déjà.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Colleen Hoover est une de mes auteures préférées, une de celles dont je sais avec certitude que ses romans vont me plaire, voire me toucher profondément, comme ça a été le cas avec Hopeless et Maybe Someday.

C’est pourquoi je me suis jetée sur Confess, peu après sa sortie.

On peut dire que Colleen Hoover a un vrai don avec les mots. L’écriture est fluide et agréable, les pages se tournent sans difficultés, les personnages sont touchants et justes.

Gros plus de ce roman, l’auteure a de nouveau collaboré avec un artiste (comme Maybe Someday). Les toiles du peintre jalonnent le roman, donnant une vraie profondeur au récit, le rendant plus tangible. Contempler ces toiles comme les personnages donne un vrai sentiment d’immersion. Et quels beaux tableaux ! Touchants et chargés en émotions…

Pourtant, et c’est assez rare pour être mentionné, je me suis parfois ennuyée. L’histoire m’a parfois semblé faire du surplace, d’autant plus qu’il n’est pas compliqué de deviner où l’auteure veut nous embarquer. Au contraire de certains dénouements qui se résolvent beaucoup trop rapidement.

Si ce roman est indubitablement bon, ce n’est pour moi clairement pas le meilleur de Colleen Hoover et ce n’est pas celui que je conseillerai pour débuter avec cette talentueuse auteure. Néanmoins, compte sur moi pour me jeter avec le même enthousiasme sur son prochain roman !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Si j’ai passé un bon moment de lecture, et rapide aussi puisque j’ai terminé ce roman dans la journée, j’en ressors un peu déçue. Peut-être parce que comme il s’agit de Colleen Hoover, je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel. Je n’ai pas ressenti les violentes émotions que j’ai pu avoir en lisant d’autres romans de cette auteure.

Si l’histoire d’Auburn et d’Owen est mignonne, il m’a manqué quelque chose. Je ne suis pas particulièrement rentrée dans l’aspect dramatique (je ne l’ai pas vraiment ressenti pour ainsi dire), je n’ai pas mesuré la douleur des personnages de ne pas pouvoir être ensemble. D’autant plus qu’il n’est pas compliqué de deviner que Trey est un abject personnage et qu’Auburn viendra rapidement à regretter son choix.

A la lecture du résumé, on a l’impression que le secret d’Owen est terrible. C’est pourquoi à sa révélation, j’ai été un peu désarçonnée. Il n’a pas la tension dramatique de celui d’Andrew de Loin de tout par exemple, ni même de Miles de Ugly Love pour rester avec la même auteure. En fait Owen est un garçon profondément gentil et altruiste, prêt à tous les sacrifices pour ceux qu’il aime. C’est très beau mais je m’attendais à autre chose. Je m’attendais aussi à avoir plus d’immersion dans le processus créatif du peintre. J’ai l’impression que c’est resté ici assez superficiel.

D’autre part, étant donné la singularité des toiles d’Owen (enfin de Danny O’Connor), c’est étrange qu’Auburn n’ait pas compris plus tôt d’où venait la toile accrochée dans son salon…

Auburn, d’ailleurs, est une jeune fille naïve, avec des réactions parfois franchement enfantines. C’est peut-être pour ça que je n’ai pas réussi à la comprendre (notamment suite à l’agression de Trey), et c’est peut-être aussi ce qui fait que j’ai gardé une certaine distance avec le récit et ses personnages.

Confess est tout de même un bon roman, un de ceux qui met en scène des personnages justes, mais que je ne garderai probablement pas en mémoire très longtemps.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Passeras-tu la porte de la galerie d’Owen?

Dis-le moi en commentaire.