Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième tome de la série Rose Morte. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Floraison (tome 1) ou Trois Epines (Tome 2).

 

flétrissuresRose Morte, tome 3 : Flétrissures de Céline Landressie

Editions : L’Homme Sans Nom

418 pages

Paru le 9 juin 2015

Aperçu : France, milieu de XXe siècle. Le monde mortel se délite en livrant bataille au IIIe Reich, dont la violence et la cruauté sont sans équivalent. Malmenée par ces horrifiantes évolutions, la société obscure se débat simultanément dans ses propres dissensions. Loin de s’apaiser, les conflits qui la secouent ont gagné en ampleur, amenant un improbable triumvirat composé d’Artus, Olaf et Raugmundr, a des décisions drastiques. Mais les choses prennent une fâcheuse tournure. En dépit des injonctions de son mentor, Rose n’a alors d’autre alternative que se jeter dans une course contre la fatalité...

 

 

 

 

Mon commentaire général : Attention, addiction garantie !

Ma note : 9.5/10

La citation qui résume tout : «Le pardon n’existait pas. Ni l’oubli, ou le simple affadissement du courroux. Ce qu’avaient osé ces monstres l’avait changée en Némésis.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

J’écris cette chronique alors que je viens tout juste de refermer ce livre qui m’a fait vibrer en continu depuis que je l’ai ouvert et qui m’a laissée dans un état émotionnel proche de l’hystérie.

Ce tome est pour moi le meilleur (jusqu’à présent) de la série !

Il y a de l’action à revendre, des émotions en pagaille, on souffre avec les personnages, on a peur pour eux et avec eux, on aime, on déteste, le tout porté comme d’habitude par la très belle plume de Céline Landressie.

Et que dire du contexte. Je n’ai jamais vraiment apprécié la période historique du XXème siècle pourtant je me suis surprise à lire avec intérêt les nombreuses notes qui permettent de mieux appréhender l’une des plus sombres périodes de l’Histoire. L’auteure nous montre les choses terribles, des faits que je ne doute pas un instant véridiques et appuyées par un formidable travail de recherche, nous forçant à ouvrir les yeux sur ces évènements que personne ne doit jamais oublier, sans jamais donner l’impression de faire un cours d’histoire. J’ai vraiment apprécié cette pédagogie.

Mon seul bémol, ce sont les nombreuses phrases en allemand (et quelques-unes en russe) non traduites. J’espère qu’il n’y avait pas d’éléments hyper importants à comprendre pour la suite de l’histoire parce que je ne parle pas allemand et donc je n’ai rien compris ! Des notes de bas de pages n’auraient pas été de trop…

En tout cas, j’ai vécu Flétrissures pendant mes trois jours de lecture, y pensant continuellement quand je ne pouvais pas le lire (par exemple quand je devais aller bosser). La fin est un déchirement total et, ne pouvant pas spoiler ici, je ne peux pas expliquer pourquoi mon petit cœur s’est brisé en mille morceaux alors que je me croyais saine et sauve.

La seule conclusion qui s’impose, c’est qu’il me faut la suite ! Malheureusement, je vais devoir faire preuve d’une patience d’immortelle puisque celle-ci n’est pas encore sortie… (part se rouler en boule dans un coin pour pleurer à l’abri des regards)

Ce n’était pas passé loin pour les deux  tomes précédents mais là, ça y est, c’est le coup de cœur !

 

coeur scintillant

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Si j’ai été aussi emballée par ce tome, c’est que l’évolution des personnages est saisissante.

Rose tout d’abord est méconnaissable. Transfigurée par l’enlèvement d’Artus, l’infante se voit obligée de prendre la place du maître et de décider pour elle-même et les autres. Et elle s’en sort très bien ! C’est sa détermination qui lui permet de sauver le comte du terrible sort qui l’attend. La scène du château Hartheim est d’une puissance phénoménale : Rose dévoile un pouvoir aussi monstrueux qu’impressionnant et il va falloir composer avec cette force. Je pressens une forte évolution de ce personnage pour la suite car en ayant montré une telle intensité, elle ne peut pas redevenir ce qu’elle était avant.

Adelphe aussi y est différent. Malgré son état de faiblesse, il m’a paru plus imposant qu’à l’accoutumée. Le cadet de la fratrie d’Holival ne peut plus se cacher derrière son frère et il prouve ainsi qu’il a lui aussi de la prestance. Je crois de plus que mon hypothèse sur l’« amitié » entre Adelphe et Vassili se renforce…

Vassili, justement, m’a semblé moins froid. J’ai mieux perçu ses émotions. Je l’ai senti touché, en détresse parfois, sur la brèche. J’ai bien aimé se voir fissurer la glace sibérienne.

Quant à Artus, même s’il n’est pas là pendant les trois quarts du roman, son charisme continue à hanter les pages. On tremble pour lui, on le cherche avec les Arimath, on espère, on désespère. C’est un beau talent d’auteur que d’arriver à remplir les pages d’un personnage qui n’intervient pas !

Par contre, je suis désolée mais QU’EST-CE QUE C’EST QUE CETTE FIN ?

Comment ça Artus n’aime pas Rose ???? Je refuse de le croire.

 

 

Ce n’est PAS possible. Leur amour saute aux yeux. J’imagine que c’est encore un mystère de sa part, pour protéger Rose de je ne sais quoi. Enfin j’espère parce que si c’est la vérité, je risque de lancer le tome suivant contre un mur (et ça m’embêterait par rapport au mur et à la peinture et tout ça)…

Madame Landressie, vous avez beaucoup de talent, mais vous êtes un petit peu sadique non ? En tout cas, la pauvre petite lectrice que je suis a reçu un gros coup de poignard dans son petit cœur qui est tout meurtri et qui espère bien que le tome 4 soignera ses blessures…

 

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Oseras-tu parcourir l’Europe Nazie avec les Arimath?

Dis-le moi en commentaire.