Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série Rose Morte. Si tu n’as pas lu le tome précédent, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Floraison (tome 1).

 

trois__pinesRose Morte, tome 2 : Trois épines de Céline Landressie

Editions : Milady

576 pages

Paru le 18 septembre 2015

Aperçu : France, fin du XVIIIe siècle.

Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l’univers occulte d’Artus.

Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d’instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d’une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l’existence de Rose s’annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels...

 

 

 

Mon commentaire général : Un roman qui m’a bien accrochée !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : «Le conflit qui s’annonçait promettait d’être impitoyable. Ils y joueraient sans doute leur existence. Et puisqu’elle avait choisi d’obéir, de répondre à l’appel de son régent, elle devait livrer bataille. Se laisser divertir par ses propres souffrances ne pourrait qu’être préjudiciable ; voire potentiellement criminel.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Quel plaisir de retrouver Rose, Adelphe et Artus !

Le récit nous entraîne cette fois-ci deux cents ans après les évènements du premier tome, à la veille de la Révolution française. Mais la révolte gronde aussi dans les rangs des vampires. Nos héros vont donc devoir se battre sur les deux fronts, sans oublier leurs propres combats…

Encore une fois, Céline Landressie livre un témoignage poignant de la vie au XVIIIe siècle. Tellement qu’on se demande si l’auteure ne nous cacherait pas sa propre immortalité… C’est que les détails sont soignés et qu’on croirait réellement lire un (plaisant) livre d’histoire : des mœurs aux vêtements, rien n’est oublié pour créer un contexte historique plus vrai que nature.

Le récit en lui-même est très rythmé, les évènements s’enchainent, avec quelques répétitions, mais l’ensemble se tient parfaitement. J’ai eu un peu de mal à suivre la politique vampirique entre les différentes maisons, leurs revendications, les complots et autres mythes, mais c’est peut-être parce que j’étais tellement pressée de connaitre la suite des aventures de mon trio préféré que je tournais les pages à toute vitesse. La preuve : j’ai avalé ce livre en une journée et demie…

Côté personnages justement, je ne les ai pas trouvés changés par rapport au premier tome. Ils restent tous égaux à eux-mêmes, si bien que j’ai levé les yeux au ciel pour exactement les mêmes raisons… Rose est exaspérante quand elle ne veut pas reconnaitre quelque chose et Artus est buté dans ses convictions et ses secrets…

Cependant, j’ai adoré cette suite, même encore plus que le premier tome. Très belle réussite !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Comme je le disais plus haut, j’ai été un peu perdue par les méandres de la politique vampirique. Entre les complots menés par Frohel pour déstabiliser Artus, ceux pour affaiblir les Oström, l’érudit, l’alchimiste et autres, j’ai perdu le fil. Il faut dire que j’étais beaucoup plus obnubilée par l’état de la relation Rose/Artus.

Il n’est pourtant pas compliqué de deviner qu’Artus, même s’il ne le dit pas, est très épris de Rose et qu’il n’a jamais cherché à l’exiler comme elle le dit. En tant que lecteur, on s’en rend compte dès les premières lignes, ce qui fait qu’on passe les cinq cent pages suivantes à se demander quand Rose va finir par ouvrir les yeux… Et c’est plutôt exaspérant. Dans le premier tome, j’avais déjà reproché à Rose son aveuglement, et deux cents ans plus tard, on se rend compte qu’elle n’a pas vraiment évolué. Comme elle le dit elle-même, elle est comme une petite fille égoïste, qui ne s’intéresse qu’à son bien-être, sans prendre la mesure de son environnement. Artus doit se démener pour assurer sa sécurité. J’avoue que malgré son caractère trop secret, j’ai compati avec lui…

Quant à Adelphe, d’où peut bien venir ce caractère taciturne qui lui ressemble si peu ? Moi je dirai qu’un certain prince russe n’y est pas étranger…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Es-tu prêt à vivre la Révolution française auprès des Arimath?

Dis-le moi en commentaire.