vampire nationVampire Nation, tome 1 : Riker de Larissa Ione

Editions : Milady

431 pages

Paru le 20 février 2015

Aperçu : Nicole Martin n'avait que huit ans quand les esclaves vampires se sont rebellés. À présent, elle consacre sa vie à débarrasser la planète de leur engeance maudite. Riker, un vampire renégat, brûle de venger les siens asservis par la famille de Nicole. Pourtant, enlever la jeune femme ne tourne pas exactement comme il l'avait prévu. Les deux ennemis jurés se découvrent une attirance mutuelle. La haine devient obsession, désir... peut-être même rédemption. Mais Riker pourra-t-il dompter cette fougueuse jeune femme qui pourrait l'anéantir ainsi que toute son espèce ?

 

 

 

 

Mon commentaire général : ce n'est pas une nation pour moi!

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : «Qu’est-ce que tu n’avais pas réalisé ? Que nous vivons nos vies en étant sur nos gardes ? Ou que nous sommes assez intelligents pour être préparés à être chassés par les humains ? Ou que tes précieux humains ne sont pas toujours les gentils ? »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Vampire Nation est une série bit-lit plutôt originale dans son concept de base : les vampires y sont en position de faiblesse par rapport aux humains qui les ont asservis. Le dernier chic est pour les riches de ce monde de posséder des esclaves vampires, c’est dire ! La mythologie des vampires est aussi largement réinventée, ce qui introduit pas mal de nouveauté dans le genre.

La plume de Larissa Ione est agréable.

Voilà pour les points positifs.

La vérité est que je n’ai pas vraiment aimé ce roman.

Il y a beaucoup de longueurs, l’intrigue tourne en rond et certains développements se devinent des dizaines de pages avant qu’ils n’arrivent… Quand on pense que tout le récit tient en deux semaines, ça parait impossible. Certaines décisions sont prises trop hâtivement, d’autres trainent en longueur, les émotions des personnages sont démultipliées et prises dans une urgence que je n’ai pas comprise. Habituellement, les vampires sont des êtres patients, du fait même de leur immortalité. Quand on l’éternité devant soi, on ne considère pas les choses de la même façon, on pèse le pour et le contre, on est plus tempéré…

Mais c’est peut-être le problème. Car la mythologie n’a rien à voir avec ce qu’on connait déjà, comme je l’ai dit plus haut, ce qui pourrait être uniquement un bon point si elle ne mêlait pas autant de marqueurs surnaturels dans une même explication. L’auteure a mélangé les légendes amérindiennes avec les codes usuels des vampires et même un peu ceux des loups-garous… Du coup, j’ai été perdue dans cet univers, déboussolée par tant d’informations différentes.

Je ressors de cette lecture un peu déçue car je trouve que le thème des vampires esclaves est une bonne idée de départ qui n’a malheureusement pas été bien exploitée.

J’ai décidé de ne pas continuer cette série car on peut très bien se contenter de ce tome si on ne souhaite pas aller plus loin, l’intrigue concernant les deux protagonistes principaux étant bouclée. Je laisserai néanmoins sa chance à Larissa Ione avec ses autres séries Demonica ou Les cavaliers de l’apocalypse (et puis c’est une auteure bien pratique pour combler la lettre I des challenges ABC !).

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Je crois que ce qui m’a le plus déstabilisée dans ce roman c’est la connexion des vampires avec la lune… Quel est donc le rapport ? J’aurais compris que ce soit une particularité du clan MoonBound (littéralement « Liés à la lune ») mais j’ai été très surprise que cela s’applique à tous les vampires. Les vampires ne sont pas des loups-garous…

Et puis j’ai été un peu perdue par les explications concernant le faible taux de natalité chez les vampires. Je ne suis certes pas biologiste mais j’ai dû louper un passage car je n’ai pas compris comment la potion concoctée par Nicole pouvait améliorer le taux de fertilité.

Je crois aussi que ces vampires, qui ne sont pas morts, ont une température corporelle élevée, peuvent avoir des bébés, m’ont un peu trop remuée dans mes croyances sur les vampires. A part leurs crocs et leur soif de sang, je n’ai pas eu l’impression de côtoyer des « enfants de la nuit » (qui n’en sont d’ailleurs pas…).

En voulant utiliser trop de nouveautés d’un coup, Larissa Ione prenait le risque de noyer son lecteur. Moi j’ai complètement sombré…

Je trouve aussi que l’esclavage des vampires n’est en fait qu’un prétexte de fond pour que Nicole et Riker doivent se détester au départ (pour ensuite tomber follement amoureux et former un couple marié avec futur enfant deux semaines après mais ceci est un autre détail). Je n’ai pas senti une véritable volonté des vampires de se battre contre ses humains qui les asservissent (et d’ailleurs comment s’est mis en place cet esclavagisme ?). Ils ne vivent que pour des petites guerres de clan alors que le véritable ennemi est ailleurs. Je crois même que quelqu’un le dit à un moment… Je m’attendais à une histoire de rébellion des vampires asservis contre les méchants humains. Ce sera peut-être dans les prochains tomes ? Si j’en crois le résumé du suivant, basé sur Hunter, celui-ci s’intéresserait plus à la naissance du vampirisme.

En tout cas, moi je n’ai pas l’envie ni la patience de poursuivre cette série. Dommage…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Voudrais-tu un servant vampire?

Dis-le moi en commentaire.

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