le premierLe premier de Nadia Coste

Editions : Scrinéo

312 pages

Paru le 9 avril 2015

Aperçu : Vaïn n'est pas mort. Pourtant, son frère l'a tué.

A-t-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ? Pourquoi seul le sang le rassasie-t-il ?

Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn se convainc que la Nature l'a sauvé de la mort pour éliminer son frère et sa descendance maudite... Une traque terrible et périlleuse commence... Elle durera des siècles.

 

La quête du Premier Immortel depuis la fin du néolithique jusqu'au début de Rome.

 

 

 

Mon commentaire général : A l’origine des mythes…

Ma note : 8.5/10

La citation qui résume tout : «La Nature t’a confié une mission : débarrasser la Terre de Urr et ses descendants maudits. C’est pour cela que tu vis à nouveau.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Retour aux sources (c’est le cas de le dire !) des mythes des loups-garous et vampires ! C’est un sacré voyage que nous propose Nadia Coste, un bond de près de quatre mille ans dans le temps, à l’époque du néolithique et de la naissance de deux légendes.

L’auteure a accompli un formidable travail de recherche pour étoffer son récit, à tel point que c’est une véritable immersion dans la culture de ses temps reculés que je connais peu. J’ai beaucoup aimé en apprendre davantage sur les us et coutumes de ces peuples.

Au-delà de l’aspect historique, j’ai aussi beaucoup aimé le style, très fluide, grâce auquel les pages défilent sans qu’on s’en rende compte, avec une nette préférence pour les deux dernières parties que j’ai lues d’une traite !

Le roman s’attache à décrire la transformation du premier vampire, de sa mort à sa découverte de ses nouvelles facultés et ses expérimentations pour comprendre sa nature. Cet aspect d’exploration est selon moi très intéressant. En tant que tout premier de sa race, Vaïn apprend sur le tas et commet des erreurs, avançant à tâtons pour déterminer ce qu’il est.

Pourtant, je l’ai parfois trouvé très naïf et buté. C’est pourquoi je ne me suis pas trop attachée à lui, même si j’ai l’impression que ce n’était pas ce que recherchait l’auteure.

Ce qui est sûr, c’est que ce roman n’est PAS un livre jeunesse et qu’il n’est pas à mettre entre toutes les mains ! Certaines scènes sont particulièrement violentes et insoutenables. Ames sensibles s’abstenir.

Pour moi qui ne connaissais pas Nadia Coste, c’est une belle découverte, une auteure à suivre. En plus, elle est d’une rare gentillesse ! Donc si le sang et la violence ne te font pas peur, cours acheter ce livre !  

 

Je t'invite aussi à découvrir l'avis de Nanet, avec qui j'ai lu ce livre en LC. Cette expérience fut très enrichissante, car nous avons partagé nos ressentis au fur et à mesure de notre avancement. A renouveler avec grand plaisir!

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Ce qui m’a fortement déroutée dans ce roman, c’est que malgré ses mille cinq ans, Vaïn reste d’une naïveté inconcevable, celle d’un enfant grandi trop vite.

On pourrait croire que le passage des années lui apporterait de la sagesse, outre la maitrise de la meilleure façon d’exterminer une portée de jeunes enfants, mais pas du tout. A vivre seul, emmuré dans sa mission presque divine, Vaïn en a oublié tous les aspects de l’âme humaine, dont la tromperie et l’amour.

Il n’était pas difficile de deviner que Sezni allait le trahir. Son empressement était bien trop suspect. Mais pour un « homme » resté seul pendant tant d’années, l’attrait d’un fils était trop fort, occultant la réalité.

De même, la fin était prévisible. Pia (personnage que j’ai beaucoup aimé) et Vaïn devaient mourir en s’affrontant, l’amour de l’une faisant écho à la haine de l’autre.

Le clin d’œil à la fondation de Rome était d’ailleurs vraiment bien trouvé ! Les jumeaux élevés par une louve étaient effectivement promis à un destin exceptionnel, comme l’avait pressenti Vaïn.

Le seul point de reproche que j’ai concernant ce roman (si on exclue les assassinats d’enfants que j’ai évidemment détestés), c’est la multitude de points de vue dont je n’ai pas toujours compris l’enchainement. Le récit commence par une alternance entre Vaïn et Urr, pour se concentrer sur Vaïn et occultant complètement le frère ainé, et se partage ensuite entre plusieurs personnages. Ce choix m’a un peu désarçonnée par moments.

Mais c’est un faible grief en comparaison de la qualité de ce roman !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Vas-tu remonter le temps avec Vaïn?

Dis-le moi en commentaire.