Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série L’Empire Brisé. Si tu n’as pas lu le tome précédent, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Le Prince Ecorché (tome 1).

le roi écorchéL’Empire Brisé, tome 2 : Le roi écorché de Mark Lawrence

Editions : Bragelonne

453 pages

Paru le 25 janvier 2013

Aperçu : L’Empire Brisé est agité par des affrontements sans fin.

Sur le long chemin de sa quête de vengeance, l’honoré Jorg Ancrath a découvert les responsables de cette éternelle guerre, et il s’est mis en tête de les défier. Or une armée de six nations coalisées, forte de vingt mille soldats, marche sur le château de Jorg. Les bons rois savent ployer l’échine devant une défaite annoncée, ne serait-ce que pour protéger leurs sujets et leurs terres. Jorg n’est pas un bon roi.

Confronté à un ennemi bien plus puissant que lui, Jorg sait qu’il ne pourra pas l’emporter à la loyale. Mais il n’a jamais eu l’intention de jouer selon les règles.

 

 

 

Mon commentaire général : Vive le roi Jorg!

Ma note : 8.5/10

La citation qui résume tout : «J’ai appris il y a un certain temps que si vous n’arrivez pas à obtenir ce que vous désirez en passant par la grande porte, il faut trouver la petite.»

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Si le premier tome m’avait franchement surprise par sa violence et par le caractère très spécial de l’anti-héros Jorg Ancrath, dans ce deuxième tome, c’est uniquement Jorg, devenu roi, qui a retenu mon attention.

Jorg est l’incarnation du personnage qu’on aime détester ou qu’on déteste aimer, au choix. Car sort clairement du lot : Jorg est d’une intelligence hors normes et d’une ambition démesurée. Mais surtout, il ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs, il est prêt à tous les sacrifices pour obtenir ce qu’il veut. Après le premier tome, on aurait pu croire Jorg apaisé par sa vengeance... Que nenni ! Devant l’indifférence de son père et ceux qui le croient fini, Jorg ne pliera jamais le genou, sans savoir que d’autres forces sont en jeu, dans l’ombre...

Si j’ai toujours autant aimé le style (et le langage fleuri de Jorg !), j’ai été un peu perdue par les flash-backs et certains éléments dont on ne comprend l’utilité qu’à la toute fin, là où tout s’imbrique. L’histoire se déroule en effet sur 4 ans, avec des allers-retours entre les deux époques, sans que le lien soit clairement établi entre les évènements du « présent » et du passé. Autant dire que je me suis posé beaucoup de questions sur les 450 pages du récit...

Malgré tout, j’ai quand même bien aimé ce roman, qui fait montre une autre facette de Jorg, et qui fait voyager dans l’Empire, du Nord vers le Sud, nous permettant de découvrir d’autres mœurs et d’autres cours. C’est toujours sombre, violent et parfois à la limite de la moralité, mais l’univers s’y prête bien, du contexte « moyenâgeux » aux guerres intrinsèques à l’Empire.

Et comme les aventures de Jorg sont loin d’être finies, compte sur moi pour le suivre dans le reste de ses pérégrinations ! Jorg, je suis fan !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

L’intérêt de ce deuxième tome réside dans le fait qu’une nouvelle facette de Jorg se dessine : il a un côté sensible qu’il tente de cacher. Le gamin revanchard du premier tome n’a pas été enterré, bien au contraire – il suffit pour s’en convaincre de voir qu’il part défendre sa forteresse avec trois cent hommes contre seize mille – mais il s’ouvre davantage à l’affection des autres. Je pense notamment à sa peine lors de la perte de Gog, sa pitié devant une petite fille mourante ou de ses retrouvailles avec sa grand-mère. Même sa relation avec Katherine est intéressante. Ces deux-là se font du mal, parce qu’ils ne peuvent pas être ensemble, à cause de malentendus orchestrés par Sagien.

Avec l’âge, Jorg commence à comprendre que ce n’est pas une faiblesse de s’attacher à quelqu’un, malgré les leçons cruelles de son détestable père. Que parfois, c’est important d’avoir un appui. Qu’on ne peut pas tout faire tout seul. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la jeune Miana, une reine à la hauteur de son roi !

Ce que je n’ai pas apprécié, en revanche, ce sont les coupures de rythme infligées par les flash-backs, et les montagnes de questions qu’ils ont soulevées. La boîte à souvenirs par exemple m’a occupé l’esprit jusqu’à la fin. Les anachronismes m’ont aussi paru assez obscurs. L’histoire de Fexler Brews ne m’a pas paru très utile, tout comme l’importance de la montre de Jorg. Et le pistolet m’a gâché le duel que j’attendais depuis que les routes des Princes de Flèche et de jorg s’étaient croisées... C’était un raccourci un peu trop facile...

Néanmoins, je salue toujours l’ingéniosité de Jorg et j’ai hâte de le suivre dans sa conquête du trône impérial...

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Suivras-tu Jorg dans ses nouvelles fonctions de roi?

Dis-le moi en commentaire.

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