une fille parfaite

Une fille parfaite  de Mary Kubica

Editions: Harlequin

390 pages

Paru le 29 avril 2015

Aperçu : « Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux ni comment est son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. » Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle vient de commettre une grave erreur. Et que rien, jamais, ne sera plus comme avant. 

 

 

 

 

 

 

Mon commentaire général : Presque parfait !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : «La plupart des gens pensent qu’il n’existe que deux réponses à la peur : combattre ou fuir. Mais il y a une troisième réaction à une mauvaise situation : se figer. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Ne vous fiez pas à sa quatrième de couverture ! Une fille parfaite n’a rien à voir avec l’impression que dégage son résumé. Point de tueur psychopathe, de gore et de meurtres à tout va. Il s’agit ici d’un thriller psychologique, où tout se joue dans l’ambiance et les non-dits.

Servi par une plume très agréable, on découvre la vie de Mia, jeune femme issue d’une riche famille dont elle est en marge et qui a disparu, probablement kidnappée. Par qui ? Pourquoi ? Qu’est-il advenu d’elle ? Voici habituellement les questions que l’on se pose durant ce genre de lectures.

Mais ici, Mary Kubica innove en proposant trois narrations et en faisant des sauts dans le temps savamment calculés (Avant et Après). Si le lecteur en sait plus que l’inspecteur en charge de l’enquête, je n’ai quand même pas vu venir certains rebondissements ! Un très bon point.

Autre bon point : le récit est assez centré sur les émotions et les sentiments des protagonistes. Si le rythme peut paraitre lent, il est nécessaire pour bien s’imprégner de la psychologie de chacune des personnes en présence.

En résumé : si tu aimes les tirs croisés, les courses-poursuites et le sang, ce roman n’est pas pour toi. Mais si tu cherches une histoire toute en douceur, où la tragédie sert de révélateur aux caractères, alors tu as trouvé ta prochaine lecture !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Ce qui est très surprenant à la lecture de ce roman, c’est que le résumé nous laisse imaginer toute une histoire qui n’est pas celle qui va nous être racontée.

Mia Dennett, fille cadette d’un juge influent, est enlevée. Or son ravisseur n’a rien du psychopathe que l’on rencontre habituellement dans ce genre de lecture. C’est un homme paumé, venu au crime par nécessité. Et ça ne l’en rend que plus humain. La relation qui s’installe entre les deux personnages est intéressante. Est-ce une réaction type « Syndrome de Stockholm » ou une vraie histoire d’amour ? On ne peut s’empêcher de se poser la question. En tout cas, j’ai bien aimé suivre la naissance de leur amour, une lutte tout d’abord puis une évidence. En tout cas, l’absence de point de vue de Colin Après, amène à se poser aussi d’autres questions.

Ce qui est aussi très intriguant, c’est qu’on sait presque du début que Mia a été délivrée, amnésique certes, mais bien vivante. Alors que s’est-il passé ? C’est ce fil rouge qui m’a tenue en haleine, malgré quelques longueurs, pour essayer de remettre les éléments à la suite les uns des autres, sachant que la police en la personne de Gabe, connaissait déjà le nom du ravisseur.

Ça aurait pu être un roman comme les autres, mais c’est justement la pointe d’originalité apportée par la narration à trois voix et la distinction Avant/Après qui fait sortir ce roman du lot.

Et que dire des rebondissements finaux ! Je n’avais pas du tout imaginé cette fin (ni ce début si on veut replacer les choses chronologiquement) et j’aime être surprise par une lecture !

Une bonne découverte !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Vas-tu essayer de démêler l’histoire de Mia ?

Dis-le moi en commentaire.

ABC 2016