Ami Lecteur, il s’agit ici de la chronique du second tome du dyptique In the After. Si tu n’as pas lu le premier tome, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage ! Je te renvoie donc au besoin à mon billet sur In the After.

in the end

In the After, tome 2 : In the end  de Demitria Lunetta

Editions: Lumen

406 pages

Paru le 2 avril 2015

Aperçu : Trois mois se sont écoulés depuis qu'Amy s'est échappée de New Hope. Depuis qu'elle a vu Baby ou Kay ou Ray pour la dernière fois. Elle survit seule, comme elle le faisait avant d'être "sauvée" et emmenée dans ce qu'elle croyait être un endroit sûr. Même alors qu'elle recherche de nouvelles provisions, la voix de son ancienne camarade Kay retentit grâce à l'oreillette qu'elle possède depuis son départ. Et, d'un ton désespérée, Kay lui murmure quatre mots, qu'Amy espérait ne jamais entendre : Dr. Reynolds détient Baby. Une course contre la montre démarre, car Baby est en grand danger, sa vie est menacée par le docteur qui a aidé à la fin du monde. Pour sauver la vie de Baby, Amy va devoir se rendre jusqu'à Fort Black, une ancienne prison transformée en une colonie de survivants où elle devra trouver Ken - le frère de Kay - car il détient la solution pour la survie de Baby. Mais avant qu'elle puisse faire quoi que ce soit, elle devra survivre dans le plus sombre des endroits. Le moindre faux pas coûterait non seulement la vie de Baby et d'Amy mais menacerait également la survie des gens dans le Monde d'Après.

Mon commentaire général : une bonne conclusion à cette série malgré un final en demi-teinte...

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Certains hommes sont pires qu’Eux. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

J’avais beaucoup aimé le premier tome de ce dyptique, qui m’avait entraînée dans un monde post-apocalyptique en compagnie d’Amy et de Baby (avec une mention spéciale pour cette dernière).

Avec In the end, l’histoire prend une tout autre tournure.

En effet, pour sauver Baby des griffes du Dr Reynolds, Amy va devoir rejoindre Fort Black afin d’y trouver Ken, le frère de Kay. Mais Fort Black n’a rien à voir avec New Hope... Il s’agit d’une ancienne prison dans laquelle la loi du plus fort règne en maître et où la violence est monnaie courante. Sans protecteur de premier ordre, personne ne peut y survivre...

La menace des Floraes est bien moins présente dans ce tome, mais personne n’est en sécurité pour autant. Car face à la catastrophe qui rôde hors des murs de l’ancienne prison, l’espèce humaine ne se serre pas les coudes, bien au contraire. Les pires instincts se réveillent, comme l’apprend rapidement Amy. Dans cette atmosphère de fin du monde, les valeurs et la solidarité n’existent plus, les crimes ne sont plus vraiment punis. Alors vaut-il mieux se confronter à l’horrible faim des Floraes ou à l’imprévisibilité des hommes ?

Si j’ai aimé l’atmosphère angoissante de la prison, la crainte de faire une mauvaise rencontre à chaque recoin de couloir – surtout pour une femme -, j’ai regretté de ne pas retrouver l’ambiance de survival qui m’avait tant plu dans le premier tome. Il m’a aussi manqué la touchante interaction entre Amy et Baby, même si de nouveaux personnages font leur apparition.

Enfin, j’ai été déçue par la fin, trop rapide et trop facile.

Malgré tout, j’ai vécu de très bons moments de lecture avec cette saga, qui, tout en traitant d’un sujet pas très original – les zombies – mêle habilement survival et dystopie pour nous faire découvrir un monde post-apocalyptique dans lequel il ne fait pas bon vivre...

A lire absolument !

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Ce que j’aime avec cette série, c’est que l’auteure réussit toujours à m’emmener là où je ne m’attendais pas. Dans In the After, je ne m’attendais pas du tout à entrer dans une colonie de survivants avec un petit côté dystopique et totalitaire. Ici, c’est Fort Black qui m’a remuée.

Présentée comme une ancienne prison, Fort Black en est en fait toujours une. Quand on y entre, il devient difficile d’en sortir, que ce soit à cause des Floraes ou des autres détenus/occupants. Et c’est d’autant plus vrai pour les femmes, qui ne sont que de vulgaires possessions qui doivent appartenir à quelqu’un pour assurer leur sécurité ! En temps de guerre, les droits des femmes n’existent plus. C’est un sujet rarement abordé dans la littérature YA, qui mérite pourtant d’être rappelé au public adolescent à qui ce genre de livres est destiné.

C’est pourquoi Amy et Brenna sont des ovnis à Fort Black.

Amy, surentrainée, est une vraie ninja et n’a plus grand-chose à voir avec l’adolescente apeurée du début du premier tome. Il s’est passé quelques mois entre ces deux évènements, Amy a vécu des moments très durs, mais son évolution m’a parue un peu trop rapide. Face aux brutes de Fort Black, Amy ne doute jamais et distribue des raclées à tour de bras...

Brenna, dont le parcours est un peu flou, a aussi choisi la voie de la violence pour ne pas avoir à appartenir à un homme (que je déteste avoir à écrire ça !), d’autant plus qu’elle doit masquer son homosexualité à une prison remplie d’hommes violents...

L’autre femme qu’on entrevoit dans ce récit est Pam, tombée amoureuse de son protecteur. Pourtant j’imagine qu’il doit bien exister dans cette prison des femmes ayant choisi des hommes qu’elles n’aiment pas pour avoir la paix. J’aurais bien aimé les rencontrer.

Il existe un autre ovni à Fort Black : c’est Jacks. Sensible et intelligent, le jeune tatoueur est le personnage masculin de cette série, bien plus que Rice qui était un peu trop lisse. Malgré tout, je l’ai trouvé un peu pâlot à côté d’Amy. Il ne doit le respect que lui portent les autres qu’à son oncle. J’aurais aimé le voir plus combattif, moins peureux. S’il m’est impossible de ne pas le comparer à Rice, c’est surtout que la structure narrative est identique à celle de In the After. Amy arrive dans un nouvel endroit, elle est prise en charge par un charmant jeune homme qui tombe amoureux d’elle, elle se laisse aimer gentiment, parce que tout son amour est déjà tourné vers Baby. C’est dommage, Demetria Lunetta aurait pu varier un peu, ça n’aurait que renforcé l’amour entre Amy et Jacks, s’ils avaient dû se battre pour être ensemble.

En tout cas, tout comme à Amy, Baby m’a beaucoup manqué dans ce tome. C’est pourquoi j’étais excitée du retour à New Hope et d’autant plus bouleversée de découvrir son lavage de cerveau. Mais Baby récupère beaucoup trop vite, capable de se remémorer en deux minutes ce qu’on a tenté de lui faire oublier pendant des mois...

D’ailleurs tout va trop vite dans cette fin. Après une attente inutile, l’action se résout en quelques pages, juste le temps d’une attaque de Floraes (bien vite contenue, par trois personnes). Tout se finit trop bien, trop simplement. Après 300 pages passées à Fort Black, j’attendais un final en feu d’artifice, j’ai eu droit à un pétard mouillé. Cette saga aurait mérité une fin un peu plus travaillée, en réduisant la partie de Fort Black qui était parfois trop longue, une cinquantaine de pages supplémentaires auraient fait l’affaire.

Malgré ce petit bémol final, j’ai refermé ce roman avec une bonne impression et une envie de la recommander à tour de bras !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Oseras-tu entrer dans Fort Black ?

Dis-le moi en commentaire.