red rising

Red Rising, tome 1  de Pierce Brown

Editions: Hachette

480 pages

Paru le 17 juin 2015

Aperçu Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

 

 

 

 

Mon commentaire général : un univers sombre et violent, un héros prêt à tout, une lecture qui ne laisse pas indifférent

Ma note : 8.5/10

La citation qui résume tout : «Je suis l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres de ce monde. Je suis le marteau qui va briser ses chaines.» 

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Red Rising me faisait de l’œil depuis un bon moment. Entre les commentaires dithyrambiques et la mention « Elu meilleur premier roman 2014 par les lecteurs de Goodreads & Buzzfeed », sans parler de son résumé alléchant, ce roman m’avait captivée avant d’en ouvrir la première page.

C’est donc plutôt intriguée que j’ai commencé ma lecture et j’ai été emportée dans les bas-fonds de Mars, sur une planète investie par l’espèce humaine, puisque la Terre n’est plus suffisante pour contenir toute la population. J’ai découvert Darrow, un jeune mineur, dont les longues et difficiles heures de travail sont égayées par sa motivation et l’amour profond qu’il porte à sa femme. Malgré ses 17 ans, Darrow est déjà un homme, marqué par la dure vie qu’il a toujours connue. Mais comme dans tout bon YA qui se respecte, les évènements vont réduire à néant ses espoirs de vie paisible et le projeter dans une rébellion dont il sera le bras armé... Je n’en dirai pas plus pour ne rien révéler.

J’ai beaucoup aimé la plume de Pierce Brown et j’ai tourné les pages sans relâche, du moins pendant la première partie. Car il y a un avant et un après, qui constituent deux parties inégales en termes de lieux et de contenu. Et j’ai clairement préféré la première, qui présentait l’univers, les personnages et qui avait une intensité dramatique surprenante pour un début de roman. La seconde partie tombe dans le schéma classique des dystopies actuelles : des épreuves, des clans qui se battent les uns contre les autres, un Institut de formation grandeur nature et j’en passe.

Cependant, malgré ses défauts, c’est un livre que je recommande, tout simplement parce que cette atmosphère sombre et violente est plutôt rare dans les romans YA. Il y a du sang, de la sueur, des trahisons, des tricheries, de l’égoïsme. Les héros n’ont pas d’autre choix que de s’endurcir. Même si la fin était un peu convenue, je lirai la suite avec plaisir, pour voir jusqu’où Darrow pourra s’infiltrer chez les Ors, aussi froids que le métal dont ils portent le nom...

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Si j’ai aimé l’atmosphère et l’univers (même si comme beaucoup l’ont souligné, une Société divisée en Couleurs ou en Factions ou en Districts, ça a un goût de déjà vu assez prononcé), j’ai eu un peu plus de mal avec Darrow.

Dans la première partie, je me suis attachée à lui. J’ai aimé sa détermination, malgré ses conditions de vie difficiles, son caractère fort, l’amour qu’il porte à Eo. On sent que c’est un personnage qui vaut beaucoup mieux que ce qu’il a et qu’il est appelé à faire de grandes choses, même s’il ne fait que subir les choix de Eo et de son oncle. Il portera la rébellion dans sa chair sculptée par Mickey, pour continuer la lutte d’Eo et de son père, pour servir les intérêts du Danseur.

Puis Darrow entre à l’Institut et tout change. Le Fossoyeur laisse la place au Faucheur, parfaite élite des Ors, leader né. Darrow se durcit, perdant parfois son humanité ou son empathie au profit de son objectif : gagner le Jeu, qui n’en est pas du tout un, sauf peut-être pour le Chacal. A cause de son manque d’humanité, il se laisse prendre à des pièges stupides, qui sautent aux yeux du lecteur dès la première ligne. Pourtant Darrow fonce droit dedans, sauvé la plupart du temps par beaucoup de chance. C’est pourquoi je me suis détachée de Darrow pendant cette partie. Le côté militaire l’a emporté sur le côté humain et j’ai regardé les évènements en spectatrice, sans souffrir pour les personnages malgré toutes les atrocités qui leur arrivent. Même l’amourette avec Mustang ne m’a pas vraiment convaincue.

J’ai trouvé cette partie un peu convenue, les Maisons qui s’affrontent les unes contre les autres me rappelant beaucoup trop l’arène des Hunger Games, sachant qu’il était évident que Darrow finirait par l’emporter et à infiltrer son ennemi au plus près.

Cependant, je me demande encore si Darrow sera capable de mener une révolution des Rouges contre les Ors. Malgré tout ce qu’il peut bien affirmer, j’ai comme l’impression que Darrow s’est beaucoup plus « doré » qu’il ne veut bien l’admettre... La suite dans les prochains tomes !

Et toi Ami Lecteur, qu'en penses-tu? Es-tu prêt à entrer à l’Institut?

Dis-le moi en commentaire.