d'ombre et de lumièreD'ombre et de lumière, tome 1 : La tueuse de l'ombre de Céline Musmeaux

Editions: Nymphalis

370 pages

Paru le 4 septembre 2015

Merci aux éditions Nymphalis pour ce partenariat.

Aperçu : Le cœur d’Émilie s’est figé après la tragédie qui a touché sa famille. Elle est maintenant une tueuse, l’ombre d’un jeune mercenaire qui l’a prise sous son aile à ses quatorze ans. Léon est le fils du chef du clan qui a anéanti sa vie passée et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est collant. Il est persuadé que la jeune femme qui reste de marbre à chaque meurtre a toujours un cœur. Alors qu’une mission les conduit sur sa terre natale, les souvenirs de son passé réveillent sa souffrance d’avoir perdu ses parents ainsi qu'Adrian, son meilleur ami et premier amour. Tout cela délie petit à petit son cœur... Émilie retrouvera-t-elle la lumière ?

 

Mon Commentaire Général : un roman qui restera dans l'ombre...

Ma note : 5.5/10

La citation qui résume tout : "Tu n'as fait que vivre en ma mémoire alors que je tuais pour survivre à ta perte."

Mon avis sans spoiler :

ça m'ennuie de le dire mais si ce roman ne m'avait pas été gracieusement envoyé par les Editions Nymphalis et si je ne m'étais pas engagée à écrire une chronique, je l'aurais probablement abandonné... Au moins, c'est dit...

Et ça m'embête réellement.

Tout d'abord parce que l'idée de départ est très bonne! Emi, la tueuse sans coeur, formée par un clan de mercenaires, obligée de tuer pour ne pas finir comme fille de joie, est un personnage intéressant et son détachement forcé est une carapace obligatoire pour ne pas sombrer dans la dépression. La couverture image d'ailleurs parfaitement bien cet aspect du livre. On peut lire le désarroi dans les yeux de cette jeune fille devenue une "ombre" pour survivre.

Mais malheureusement, ceci n'est vrai que dans la première partie du récit (qui ne correspond qu'à un tiers environ du livre), car après un évènement que je ne détaillerai pas ici pour ne pas spoiler (et qu'il est parfaitement possible de prédire sans trop se creuser les méninges), Emi, redevenue Emilie, n'est plus qu'une jeune fille apeurée et pleurnicharde que j'aurais bien baffée si j'en avais eu l'occasion...

Voilà mon premier dilemme. Pourquoi la première partie plutôt rythmée et forte en évènements se transforme-t-elle en un ramassis de bons sentiments où il ne se passe plus rien? Mystère...

Mon second problème avec ce roman c'est le style. Il y a parfois de très belle phrases, dont le sens est juste parfait, mais je suis restée bloquée sur les fautes d'orthographe, les mots manquants et le manque évident de relecture. Et que dire des points d'exclamation! Chaque dialogue est ponctué d'un point d'exclamation! C'est insupportable!

C'est vraiment dommage parce qu'avec une première partie plus développée, une relecture attentive et un travail supplémentaire sur les personnages qui sont un peu lisses, ce roman aurait pu être bon.

Autant dire que je ne me précipiterai pas sur la suite, surtout que le cliffhanger final ne m'a pas vraiment tenue en haleine.

Enfin, il me semble utile de préciser que ce livre classé dans la catégorie "fantastique" n'en est pas du tout un! C'est une romance dans un environnement moyenâgeux mais il n'y a aucun élément propre au genre fantastique.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici ! 

 

Mes commentaires non-censurés :

Comme je le disais plus haut, quand j'ai réussi à faire abstraction des points d'exclamation dans les premières pages, j'ai été agréablement surprise par la première partie. On y découvre Emi, jeune fille brisée par la mort de ses parents et de son amoureux, froide et distante, capable de se battre et de tuer d'un seul coup de poignard un homme en pleine santé. Une battante, même si ses pensées, toujours adressées à son cher Adrian, sont un peu redondantes. Soit...

Léon ne semble pas très équilibré non plus mais j'aime bien les personnages sur la brèche, donc ça ne m'a pas dérangée.

Puis Emilie se trouve face à Adrian, qui n'est pas du tout mort, et là, tout bascule.

Dame Emilie, n'est qu'une petite chose craintive, peureuse et pleurnicharde. A chaque page, elle pleure! Elle ne sait plus se défendre, se blesse lourdement à chaque tentative d'enlèvement de Léon, menace de se suicider toutes les cinq minutes alors qu'elle a vécu bien pire chez les mercenaires en ayant une arme sous la main et ne sait que répéter des mots d'amour mièvres à Adrian, qui se ridiculise devant tous ses hommes par sa niaiserie. Je me suis sentie comme Anaïs dans sa chanson: "Mon Coeur!", "Mon Amour!"...

Seul Léon demeure constant, révélant son côté psychopathe et visiblement passe-muraille parce que malgré la quantité de gardes qu'Adrian place devant sa porte ou sous ses fenêtres, Léon parvient toujours à entrer. Que font les sentinelles? Jouent-ils au Scrabble?

Au final, il ne se passe pas grand chose dans la seconde partie qui se déroule exclusivement dans la chambre d'Emilie et Adrian, comme une pièce de thèâtre, fixée sur un seul décor. C'est peut-être pour ça qu'il y a autant de points d'exclamation... 

Le bon point à retenir, c'est qu'il n'y a ici pas de chasteté déplacée, de minauderies sans fin. 

Quand le récit s'est achevé, je n'ai pas ressenti la fin comme un cliffhanger. Léon a réussi à s'échapper tout le long du roman, ce n'est ici qu'une énième répétition de ce qui s'est passé dans la seconde partie. Pas de grosse surprise pour moi donc, comme dans les trois cent dernières pages du livre.

 

Et toi Ami Lecteur, qu'en as-tu pensé? As-tu aimé ce livre? As-tu envie de le lire?

Dis-le moi en commentaire.