Ami Lecteur, il s'agit ici de la chronique du second tome de la série Aeternia. Si tu n'as pas lu le tome 1, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait vraiment (vraiment vraiment!) dommage. Je te renvoie donc au besoin au billet du premier tome.

aeternia 2Aeternia, tome 2 : L'envers du monde de Gabriel Katz

Editions Scrinéo

390 pages

Paru le 27 août 2015

Merci à Livraddict et aux Editions Scrinéo de m'avoir offert ce livre.

Aperçu : C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ? Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…

 

Mon commentaire général : une série qui s'achève en beauté mais on en voudrait encore!

Ma note: 9/10

La citation qui résume tout : "La fumée, les ombres, les étincelles, on se serait cru dans l'antichambre d'Aeternia, ce gouffre de ténèbres et de lave qui faisait si peur aux enfants."

Mon avis (sans spoiler) :

L'envers du monde est la suite de la Marche du prophète, concluant le dyptique Aeternia.

Le récit reprend où nous avions laissé les choses à la fin du premier tome: le duel qui va déterminer le futur du culte d'Ochin... Je ne dirai bien évidemment rien sur l'issue de ce combat qui va influer de façon considérable sur la suite du récit...

Suite aux évènements du premier tome, le héros n'est évidemment plus Leth Marek, mais Desmeon, que j'ai découvert avec grand plaisir. Celui qui n'était qu'un joyeux compagnon du champion de Morgoth se révèle dans toute sa complexité, avec son mordant et sa gravité, mais aussi son amour inconditionnel pour le petit chien qui le suit comme son ombre. C'est un personnage qui méritait bien un tome centré sur lui, c'est chose faite!

Avec lui, le lecteur est entraîné du côté obscur du culte d'Ochin, découvrant que le Prophète et Annoa n'ont rien à envier au Temple du point de vue manipulation des masses...

D'ailleurs, nous retrouvons aussi Varian, nous permettant de suivre aussi l'avancée des évènements dans Kyrenia, ce qui permet de voir les choses selon le point de vue des deux camps.

Mais comme dans le premier tome, on se rend vite compte que rien n'est vraiment ce qu'il parait être et que les gentils ne sont peut-être pas ceux qu'on croit...

En tout cas, j'ai été emportée par ce roman, grâce à l'excellent style de Gabriel Katz et l'action qui s'enchaine tambour battant, sans temps mort. Puisque les bases ont déjà été posées avec succès dans le premier volet, l'auteur n'a plus qu'à dérouler son intrigue, jusqu'aux dernières lignes qui m'ont laissée bouche bée. Quelle fin! Un peu trop ouverte à mon goût, il me manquait un dernier chapitre pour pouvoir clôre proprement cette histoire et refermer définitivement ce livre.

Malgré ça, c'est tout de même un beau coup de coeur!

coeur scintillant

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici! Le suspens fait partie intégrante du récit...

 

Mes commentaires non censurés :

Malgré la mort du personnage principal du tome 1, ce second volet a su parfaitement rebondir, grâce au fait que chacun des personnages imaginés par Gabriel Katz a été minutieusement travaillé. Desmeon, personnage secondaire de La marche du prophète peut donc parfaitement occuper le devant de la scène de L'envers du monde sans que ça fasse bizarre pour le lecteur, bien au contraire!  

Et c'est exactement ce qui fait la force de cette série. On sent bien que tout a été pensé dans le moindre détail et c'est vraiment agréable. Il suffit au lecteur d'ouvrir le livre et de se laisser embarquer sur le chemin que l'auteur a tracé pour nous, nous baladant d'un camp à l'autre, pour nous montrer qu'en fait, quelque soit le côté des barricades duquel on se trouve, l'enjeu est toujours le même: le pouvoir.

Et pour le coup, Aeternia c'est un peu comme Game of Thrones: il ne vaut mieux pas trop s'attacher aux personnages, surtout aux gentils! Seuls ceux qui ont intégré la violence et la manipulation peuvent survivre. Nessirya a éliminé Leth et Synden, même si elle n'a pas réussi à avoir ce qu'elle voulait (Desmeon). Varian a recours à la trahison et au chantage pour s'élever dans la hiérarchie du Temple. Annoa peut partir librement malgré toutes les horreurs qu'il a commises. Et c'est suffisamment original pour être mentionné. Dans Aeternia, tu ne peux t'en sortir que si tu es prêt à jouer au jeu du pouvoir.

Seul le sort de Leth et de Desmeon est incertain. Deux morts-vivants qui s'affrontent, lequel l'emportera? Je ne crois pas que Desmeon choisira de survivre bien longtemps s'il réussit à vaincre Leth. Mais dans le cas du champion de Morgoth, il serait effectivement préférable qu'il puisse reposer en paix... C'est une fin un peu trop ouverte à mon goût, j'aurais préféré que Gabriel Katz mette un point final, un vrai, à son histoire. ça reste bien sûr mon opinion personnelle et ça n'enlève rien à la qualité de cette série toute entière.

 

Et toi Ami Lecteur, qu'en as-tu pensé? As-tu aimé Aeternia?

Dis le moi en commentaire.

 

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