lettres écarlatesMeg Corbyn, tome 1: Lettres Ecarlates de Anne Bishop

Editions: Milady

644 pages

Paru le 23 octobre 2014

Aperçu : Meg Corbyn est une cassandra sangue, une prophétesse du sang, capable de prédire l’avenir lorsqu’elle s’incise la peau. Une malédiction qui lui a valu d’être traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules prêts à la taillader pour s’enrichir. Mais aussi un don qui lui a permis de s’échapper et va la pousser à chercher refuge chez les Autres. Là où les lois humaines ne s’appliquent pas. Même si elle sait, grâce à cette vision, que Simon Wolfgard causera également sa perte. Car si le chef des loups est d’abord intrigué par cette humaine intrépide, peu de choses la séparent d’une simple proie à ses yeux…

 

 

 

 

 

Mon commentaire général : Les loups-garous ne sont pas gentils et moi, j’adore cette série !

Ma note: 9,5/10

La citation qui résume tout : "Il existe toujours une fragile tolérance, prédatrice d'un côté, la crainte de ce qui rôde dans le noir de l'autre. Mais les humains, s'ils font preuve de prudence, survivent. La plupart du temps, ils survivent."

Mon avis (sans spoiler) :

La couverture m’annonce que Lettres Ecarlates est « un des meilleurs romans de Bit-Lit de tous les temps ». Avec une mention comme ça, ça met un peu la pression au lecteur…

Et en fait, dès les premières pages, je me suis rendu compte que c’est complètement justifié !

L’univers créé par Anne Bishop est tout simplement addictif, tellement riche en détails, avec une mythologie unique et des personnages bien travaillés.

Une petite merveille !

Je n’exagère même pas. Le lecteur est entraîné dans la fuite de Meg, une prophétesse du sang, qui trouve refuge chez les Autres, autrement dit, les non-humains : métamorphes, vampires et j’en passe… Dans cet univers, les Autres dominent l’espèce humaine. Ils gèrent l’accès aux ressources naturelles, punissant lourdement les humains qui outrepassent les lois en leur envoyant des catastrophes naturelles ou... en les mangeant… Ici point de vampire romantique qui brille au soleil ou de gentils loups-garous. Les Autres n’ont d’humain que l’apparence, et encore… Et c’est justement ça qui m’a plu dans ce roman. L’auteure a merveilleusement bien décrit les instincts animaux des différentes espèces, que nous découvrons avec Meg.

En effet, Meg est restée enfermée toute sa vie dans une institution à la merci de ceux qui vendaient ses prophéties à prix d’or, coupée du reste du monde. C’est pourquoi elle ne connait rien à la politique qui régit les rapports entre les Autres et les humains. Le récit est donc centré sur la découverte de cet environnement, et l’action est peu présente, sauf vers la fin. Malgré tout, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, plongée que j’étais dans l’Enclos de Lakeside.

En refermant ce livre, je n’ai qu’une envie : sauter sur le tome 2 !

Pour moi, c’est une belle découverte et un gros coup de cœur !

coeur scintillant

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici!

 

Mes commentaires non censurés :

Comme je le disais plus haut, c’est rafraichissant de tomber sur de la Bit-Lit qui n’oublie pas que les métamorphes et vampires ne sont pas des amis de l’Homme : ce sont ses prédateurs ! Ce qui se sent bien dans Lettres Ecarlates. Les humains ne sont que de la viande qui parle, ni plus ni moins. Et c’est justement ça qui m’a plu. Parce que, comme Simon Wolfgard le fait justement remarquer, dans la littérature habituelle, le côté romantique l’emporte bien trop souvent. Tellement qu’on en oublie les instincts animaux de ses protagonistes. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié les caractéristiques animales de chaque gard : les Corbeaux attirés par les objets qui brillent, le côté pataud des Ours, l’irascibilité des Loups… J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à découvrir les Elémentaires, capables de faire littéralement la pluie et le beau temps, sur un simple caprice. Tess est également effrayante…

Ici les humains ont peur des Autres et ils ont bien raison. Toute incursion dans l’Enclos peut vous faire dévorer vivant. J’ai d’ailleurs adoré l’expression « Suicide par Loup » !

Ce qui est touchant, c’est que malgré leur diversité, tous les Autres se sont pris d’affection pour Meg, petite chose fragile, et que du coup, moi-aussi.

Meg a soif de liberté et d’apprendre. Sa naïveté, parfois agaçante, est aussi merveilleuse puisque c’est elle qui réussit à unifier l’Enclos. Sa relation avec Sam est émouvante, même s’il semble peu probable qu’elle puisse le faire sortir d’un isolement volontaire de deux ans en quelques jours (minutes ?). Elle prend sans s’en rendre compte le rôle de mère auprès de ce petit garçon/louveteau perdu.

Et la relation Meg/Simon est tout simplement magique. On sent l’attirance de ces deux personnalités très différentes dans une romance qui se construit tout doucement, sans se jeter l’un sur l’autre au bout de deux minutes. Et c’est ça qui est touchant. Simon considère Meg de plus en plus comme l’une des siens avant de se rendre compte qu’il y a plus qu’une intention de protection d’un chef envers son peuple. Mais avec un personnage aussi borné, combien de temps faudra-t-il avant qu’il s’en aperçoive ?

Réponse dans le tome 2, enfin, j’espère !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’as-tu pensé de ce livre ? As-tu aimé les Autres comme moi ?

Dis-le moi en commentaire.

 

challenge de l'imaginaire