odieux connardQu'il est bon d'être mauvais de L'Odieux Connard

Editions: Points

288 pages

Paru le 4 juin 2015

Merci à Babelio et son opération Masse Critique pour m'avoir permis de découvrir ce livre!

Aperçu : « Qu’il est bon d’être mauvais ». C’est le credo de l'Odieux Connard dont le blog compte déjà près de 4 millions de lecteurs. Dans cet ouvrage, il persiste à signer des spoilers de films, tels Twilight en deux minutes, mais il s’interroge aussi sur des questions beaucoup plus pratiques : Comment parler le jeune ? Comment survivre au monde hostile d’une grande surface ? Faut-il coucher le premier soir ?

Ce livre est composé aux deux tiers de textes totalement inédits et d’articles cultes du blog, comme l’art mystérieux du selfie ou la page Facebook d’Hitler.

 

 

 

Mon commentaire général : C'est méchant mais qu'est-ce que c'est drôle!

Ma note: 8.5/10

La citation qui résume tout : " Pédant et plein de mauvaise foi: un argument comme je les aime"  

Mon avis (sans spoiler) :

Le blog d'un Odieux Connard est un de mes blogs chouchous, mon remède numéro un contre la morosité. Grande fan de ce personnage, dont j'aime le cynisme et l'humour noir, j'étais à la fois très impatiente de découvrir ce livre mais aussi un peu angoissée. Allais-je y retrouver le côté mordant des articles du blog?  Le livre contenait-il des nouveautés ou seulement des extraits du site?

Allez, je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps: j'ai adoré!

J'ai dû passer pour une folle furieuse pendant ma lecture puisqu'il m'arrivait fréquemment de pleurer de rire, voire de glousser (oui je l'avoue...), et j'ai été obligée de m'interrompre à plusieurs reprises pour pouvoir reprendre mon souffle.

Ce petit livre, qui se lit très rapidement, est découpé en plusieurs parties. La première présente ce qui a fait le succès du blog : ses critiques cinématographiques. L'Odieux Connard t'évite ainsi de regarder plusieurs sagas (Twilight, Batman, Star Wars, Terminator, Desperate Housewives, Dexter...) en te livrant l'essentiel en deux minutes, juste de quoi briller en société.

Les autres parties sont centrées sur la vie quotidienne: enseignement, conseil conjugal, prendre le train sans tuer personne, les supermarchés, l'art du selfie ou mon préféré "Comment devenir une blogueuse mode?".

En résumé, ça dégomme à tout va, c'est effronté, désabusé, parfois méchant, mais c'est à mourir de rire. Si tu veux passer un bon moment et que tu n'es ni enseignant ni agent SNCF ni coach séduction (ou alors si tu est capable d'une bonne dose d'autodérision), ce livre est fait pour toi! Indispensable dans toute bibliothèque pour lutter contre les coups de blues et les dépressions chroniques!

 

Contrairement à l'Odieux Connard, je ne te dévoilerai pas tout dans cette partie, je te laisse la surprise. Mais si malgré tout tu n'as pas peur de te faire spoiler le contenu du livre, je t'invite à passer à la partie suivante. 

 

Mes commentaires non censurés :

Si j'aime l'Odieux Connard, c'est surtout pour ses critiques cinématographiques. Du moins, c'est ce que je croyais avant d'ouvrir ce petit livre orange. Mais j'y reviendrai.

Il est l'un des seuls à pointer du doigt, avec un cynisme mordant, les failles des plus gros blockbusters dont les autres chantent aveuglément les louanges.  J'adore lire ses commentaires sur un film que j'ai vu (et que j'ai aimé même), pour voir la façon dont il arrive à extraire les plus grosses ficelles, toujours avec beaucoup d'humour. Enfin, à condition d'apprécier le second degré, évidemment! C'est un peu ce qui m'est arrivé à la lecture de ce film. J'ai pleuré de rire en lisant ses résumés de certains de mes films ou séries préférés. Il va à l'essentiel et c'est tordant. La phrase que je retiendrais: "Quel dommage que Bruce Wayne n'ait pas eu la phobie des hamsters, c'eut été plus intéressant." La page Facebook de Sauron est tout aussi exceptionnelle!

Outre cet aspect que j'appréciais déjà chez le personnage, j'ai découvert avec grand plaisir son regard sur le monde qui nous entoure. Dire que j'ai ri en lisant la page sur la SNCF est l'euphémisme du siècle. Je m'esclaffais tellement que j'ai du relire plusieurs passages pour en apprécier toute l'ironie. 

J'ai aussi beaucoup appris dans l'art de la séduction, ou comment survivre au supermarché, ou bien comment faire un bon selfie pour m'empresser de le poster sur les réseaux sociaux pour montrer à quel point ma vie est ennuyante... Je sais maintenant que mon chat est un rejeton de Satan et que je ne maitrise pas assez le "hihihihihihihi" pour devenir blogueuse de mode... Mais je ne désespère pas!

Qu'il est bon d'être mauvais ou le remède contre l'abattement. Essaie donc de faire la tronche après avoir lu ce livre: tu verras, c'est impossible. Ou alors c'est parce que tu as pris un coup de pelle dans la margoulette et que tu es déjà enterré dans la forêt de Rambouillet... :-)

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Dis-le-moi en commentaire.