afterAfter, saison 1 de Anna Todd

Editions: Hugo Roman Collection New Romance

600 pages

Paru le 2 janvier 2015

Aperçu : Tessa est une fille gentille avec un adorable petit ami, Noah. Elle est décidée, ambitieuse et sa mère veille à ce que cela continue. Mais elle vient à peine de s'installer dans son dortoir d'étudiante qu'elle se heurte à Hardin. Avec ses cheveux châtains ébouriffés, son p... d'accent anglais, ses tatouages et son piercing sur la lèvre, Hardin est vraiment mignon et tellement différent des garçons qu'elle connaît. Mais il est aussi grossier, voire violent et Tessa devrait donc le détester... Ce qu'elle fait jusqu'au jour où elle se retrouve seule avec lui. Quelque chose du caractère sombre d'Hardin l'attire et leur baiser fait naître en elle une passion jusqu'alors inconnue. Il lui dit qu'elle est belle, qu'il n'est pas un garçon pour elle et il disparait, et ce à plusieurs reprises. Malgré la façon dont il la traite, Tessa va chercher au plus profond d'Hardin et derrière ses mensonges qui il est réellement. Plus il la repousse et plus Tessa sera entraînée plus près du gouffre. Tessa a déjà un petit ami parfait. Alors pourquoi fait-elle tant d'efforts pour surmonter sa fierté blessée et les ravages qu'Hardin fait à de belles filles comme elle ? À moins que... ce ne soit ça l'amour ?

Mon commentaire général : Je t'aime, moi non plus

Ma note: 8.5/10

La citation qui résume tout : " Hardin est comme une drogue, à chaque nouvelle prise, aussi petite soit-elle, j'en veux plus." 

Mon avis (sans spoiler) :

Il est impossible de ne pas avoir entendu parler du phénomène After (à moins de vivre dans une grotte au fin fond du Pôle Nord...). Et je peux te dire qu'en refermant ce livre, je comprends mieux tout ce qui a été dit à son sujet.

After est un roman complètement addictif, bien que bourré de défauts gros comme des maisons. C'est très étrange. 

J'ai du lever les yeux au ciel un bon millier de fois sur les 600 pages du récit (et j'exagère à peine). Ce livre est un condensé de clichés. On a tout d'abord la jeune fille bien sous tout rapport, bonne élève, bonne fifille à sa maman, studieuse, organisée à la limite du TOC, et qui n'a jamais au grand jamais couché avec son petit ami tout aussi parfait (barbant) qu'elle. 

Deuxième cliché ambulant: Hardin. Le rebelle à la gueule d'ange, couvert de tatouages, bagarreur, au caractère invivable.

Malgré tout, je me suis attachée à ces personnages aussi différents l'un de l'autre que le jour et la nuit. Ils s'aiment et se détestent, et c'est exactement ce que je ressens pour eux. Une attirance magnétique contrebalancée par une amertume assez puissante.

Si l'écriture à la première personne du point de vue de Tessa est parfaite pour se sentir impliqué dans l'histoire, le récit n'est pas égal en qualité sur toute sa longueur. Le début est tout simplement addictif mais je me suis profondément ennuyée vers le milieu. On aurait pu enlever facilement une centaine de pages sans perdre une miette de l'histoire qui a tendance à se répéter. Cependant la fin est tout simplement ahurissante, me laissant bouche bée, stupéfaite par le tour que prennent les évènements.

Mais où est le tome 2?

Je crois qu'il ne va pas tarder à rejoindre ma PAL!

Je ne suis pas passée loin du coup de coeur, mais les longueurs, les clichés et l'accumulation de "putain" ont eu raison de ma note.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici!

 

Mes commentaires non censurés :

Malgré les sentiments très contrastés que j'ai ressenti à la lecture de ce livre, ce qui le rend si original, j'ai un peu eu l'impression de lire une histoire que je connaissais déjà. Comme si Anastasia Steele (50 nuances de Grey) rencontrait Travis Maddox (Beautiful Disaster). On a d'un côté la jeune fille innocente et vierge, initiée aux plaisirs de la vie par un jeune homme lunatique couvert de tatouages, qui se transforme peu à peu à son contact. 

A ce propos, la fin, bien que m'ayant scotchée sur place parce que je ne m'y attendais pas du tout (je pensais qu'après une énième dispute, Tessa allait en avoir marre et qu'elle allait quitter Hardin), m'a contentée dans un sens. Je déteste les histoires où les bad boys se métamorphosent en grosse guimauve sous l'influence de la gentille héroïne toute mignonne. Le coup du rebelle qui ne se sens pas digne d'être aimé, devenant l'homme parfait avec petit polo et pantalon à pinces après avoir rencontré une belle ingénue... Tu vois de quoi je parle? Je croyais vraiment qu'Anna Todd allait jouer cette carte et j'en avais déjà la nausée par avance. Mais j'ai été surprise par cette fin parce que même si je suis persuadée que Hardin s'est pris à son propre jeu et aime sincèrement Tessa, il est quand même resté un bad boy dans l'âme, allant jusqu'à trahir la confiance de sa bien-aimée pour de l'argent.

J'ai hâte de voir comment Tessa et Hardin vont gérer ça dans le deuxième tome... 

Ce qui m'a aussi interpellée dans ce roman, ce sont les changements de rythme, comme je le disais plus tôt. L'histoire commence tambour battant, comme une tornade, alors que Tessa et Hardin résistent à leur attraction, faisant passer leur désir pour du mépris. J'ai adoré cette partie parce que c'était vivant et que je me sentais embarquée dans cette bourrasque. Par contre, je me suis profondément ennuyée vers le milieu du récit quand le couple se forme et (pire que tout) quand ils s'installent ensemble. C'est certainement le moment où je me dois de te préciser que ce j'aime dans les romances, c'est lorsque les protagonistes se cherchent encore, quand on ne sait pas (même si on le devine) si le couple va se former. J'ai tendance à me désintéresser du récit quand le couple se met en mode tout-va-bien-on-est-trop-heureux... Même si dans le cas de Tessa et Hardin, leur mode planplan est tout sauf reposant! Je sais que c'est ce qui fait leur couple, mais les disputes à répétition ont eu tendance à me porter sur les nerfs. Je me suis souvent parfois demandé s'ils ne le faisaient pas exprès, surtout Tessa, pour provoquer l'autre. Heureusement que je tiens à ma manucure parce que je me serais probablement dévoré les ongles! 

C'est dans cet état d'esprit que je suis arrivée à la fin, un peu saoûlée par leur petit manège. Et là, j'ai pris une grosse claque, comme je te l'ai déjà expliqué. J'aime bien ce genre de revirement de situation, ça me réveille!

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Dis-le-moi en commentaire.