les-ailes-d-emeraudeLes ailes d’émeraude de Alexiane de Lys

Editions: France Loisirs Nouvelles Plumes

704 pages

Paru le 11 août 2014

Aperçu : À 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat dans lequel elle vit depuis ses 6 ans. Seule au monde, l’adolescente est lâchée dans la ville. Alors qu’elle vient de se faire violemment agresser par deux inconnus, elle fait la connaissance du mystérieux et séduisant Gabriel. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature: elle fait partie des Myrmes, un peuple ailé doté d’incroyables pouvoirs sensoriels…

 

 

 

 

 

 

 

Mon commentaire général : Presque remarquable...

Ma note: 7/10

Les citations qui résument tout : « Tu es spéciale, Cassiopée. Tu fais partie des 0.5% d’humains à posséder le Potentiel. [...] Tu n’étais pas complète. », « Je sais que quel que soit l’endroit où je me trouve, il y aura toujours quelqu’un que j’aime pour me rassurer. »

Mon avis (sans spoiler) :

Ce roman paru aux éditions Nouvelles Plumes, la maison d’édition de France Loisirs réservée uniquement aux premiers romans, me laisse sur une impression mitigée : d’un côté, l’histoire est très prenante (malgré quelques petits défauts dont je reparlerai) et d’un autre côté, j’ai eu beaucoup de mal avec le style.

Commençons par l’histoire. J’ai eu l’impression que les 696 pages se tournaient toutes seules ! La jeune auteure a réussi à me plonger dans le monde des Myrmes et de leurs ennemis les Narques, créant un univers à la croisée des X-Men et des créatures mythologiques, dans un récit bourré d’action et de retournements de situation. Cassiopée est une héroïne qui ne lâche rien, qui a du caractère et qui sait prendre soin d’elle-même. Elle prend parfois les mauvaises décisions mais elle est jeune et on peut lui pardonner certaines de ses erreurs. Malgré tout, il y a un certain nombre de petits défauts : des révélations qu’on voit arriver à des kilomètres à la ronde, des raccourcis parfois un peu trop évidents, des personnages dont je n’ai pas vraiment compris l’utilité, des longueurs dans le récit, des situations qui se répètent quasiment à l’identique... Ceci dit, vu l’âge de l’auteure et le fait qu’il s’agisse d’un premier roman, j’aurais pu l’oublier s’il n’y avait pas le problème de l’écriture.

En effet, le style est très inégal. Le récit est écrit du point de vue de Cassiopée, 18 ans, dans un langage imagé aux références parfois hasardeuses mais qui colle bien avec l’âge de l’héroïne, ce qui ne m’a absolument pas gênée. Par contre, je me demande quelle ado utilise encore des expressions telles que « Morbleu » ou « Nom de Zeus ». D’ailleurs, quelqu’un utilise-t-il encore ces expressions tout court ? Ce qui me sidère puisque l’auteure a l’âge de son personnage... Il y a aussi clairement un problème de relecture du manuscrit. Dans un même paragraphe, j’ai noté l’emploi de trois temps différents : l’histoire est-elle racontée au présent ou au passé ? Il y a aussi quelques confusions dans la continuité temporelle de l’action, qui ne nuit pourtant pas au déroulement de l’histoire si on n’est pas très pointilleux sur les détails. Enfin, j’ai eu du mal à croire que le récit se passait aux Etats-Unis, à cause du choix des prénoms des personnages et de leurs habitudes...  Il ne doit pas y avoir beaucoup de Tiphaine, de Morgane ou de Camille en Amérique du Nord...

C’est vraiment dommage car au vu du contenu et de la facilité avec laquelle ce pavé se finit, il a manqué un peu de travail de « post-production » pour obtenir un livre remarquable. Malgré tout, c’est tout de même un beau début pour une jeune auteure qui semble prometteuse.

 

Mes commentaires non censurés :

Outre le style dont j’ai déjà parlé, il y a un autre élément qui m’a quelque peu agacée : quelle que soit la situation, Cassiopée s’en sort toujours, d’une façon un peu trop facile. Il faut dire que Gabriel intervient toujours à temps. Toujours. Ce gars a un chronomètre dans la tête. Il débarque au repère des Narques pile-poil au moment où Dimitri allait se débarrasser de Cassiopée, ainsi qu’au laboratoire exactement quand elle allait se faire achever par le soldat de l’organisation secrète dont on ne sait rien. Cassiopée a quand même un sacré bol. Avec une telle veine, elle devrait songer à jouer à la loterie.

Je passerai aussi sur la relation Cassiopée-Gabriel qui est un peu trop gentillette à mon goût. Je crois que j’ai levé les yeux au ciel à la demande en mariage. C’est mignon mais je n’arrive pas à faire coller ce romantisme au personnage de Gabriel. Bref (je n’ai pas compté le nombre de fois que ce mot a été employé dans le récit. Si tu l’as lu en e-book, je veux bien la réponse).

Je n’ai pas franchement réussi à m’attacher aux personnages secondaires, peu travaillés et un peu trop caricaturaux (la belle et méchante Morgane, Manassé, Dimitri...). Personne n’est jamais tout noir ou tout blanc. Bref.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Dis-le-moi en commentaire.

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