6 semainesSix semaines pour t’oublier de Abby McDonald

Editions: Albin Michel collection Wiz

393 pages

Paru le 30 avril 2014

Aperçu : Bientôt deux ans que Sadie est désespérément amoureuse de Garrett Delaney. D'ailleurs Garrett adore Sadie, il lui confie tous ses secrets. Sadie passe donc son temps à écouter les (nombreux) déboires sentimentaux de Garrett, ses envies, ses espoirs, sans que celui-ci se doute jamais des attentes de la jeune fille. Et l'été va être long car Garrett part pour le Massachussetts en stage d'écriture. Serveuse dans son café préféré, Sadie se morfond dans l'attente d'un appel, d'un signe, d'une carte postale. Jusqu'au jour où l'équipe du café - LuAnn la cynique optimiste, Dominique la Française irascible, Josh le cuisinier mystérieux et son amie, Kayla - décide de prendre Sadie en main avec un programme en 12 points baptisé : " Oublier Garrett Delaney en six semaines. "

 

 

Mon commentaire général : Inoubliable !

La citation qui résume tout : « J’ai un sérieux problème, et il s’appelle Garrett Delaney »

Mon avis (sans spoiler) :

Cette histoire n’a rien d’original : une jeune fille, amoureuse d’un garçon qui ne la voit pas, tente de l’oublier avec l’aide d’une bande d’amis excentriques et d’un joli garçon. Pourtant, j’ai adoré ce livre ! Dès la première page, impossible de le lâcher. L’écriture est fluide, le ton est léger, c’est drôle, c’est frais.

Bien sûr, comme l’histoire se passe au lycée, la moindre petite contrariété prend des proportions phénoménales. Mais on se prend au jeu.  Ça m’a même rappelé mes petites histoires à moi, pourtant ça date le lycée...

La nouveauté de cette histoire tient au programme que s’impose l’héroïne pour oublier son amour à sens unique. Il y a des rechutes, des moments de doute, de l’espoir.

J’ai quand même quelques petites critiques mais je ne veux rien te spoiler, j’en parlerai dans mon commentaire complet.

Evidemment, on voit venir la fin à des kilomètres à la ronde mais ça reste un très bon moment de lecture. La fin est un peu abrupte à mon goût, j’aurais voulu en savoir plus...

En résumé : Ami Lecteur, cours, vole, vers ton libraire pour te le procurer (ou demande gentiment à le recevoir dans la boite aux lettres...).

 

Bien évidemment, tout ceci n’engage que moi et je t’invite comme toujours, Ami Lecteur, à te faire ta propre opinion et à revenir en discuter dans les commentaires.

Allez, parlons maintenant sans spoilers... Tu es prêt ?

 

Mes commentaires non censurés:

Bon, tu l’as compris, j’ai beaucoup aimé. Malgré tout, je peux te le dire à toi, j’ai quelques petites remarques.

Tu l’avais vu venir que Garrett en pinçait un peu pour Sadie  (non ? Si !): « une copine lycéenne aussi canon », Rhiannon est le portrait craché de Sadie, elle lui manque, etc. Alors je sais que Garrett est le méchant de l’histoire, mais je n’ai pas eu l’impression qu’il le faisait consciemment. Il est parfois plus difficile de voir ce qu’on a juste sous les yeux. Dis-moi que tu n’as jamais cherché les clés de ta voiture/tes lunettes alors qu’elles étaient dans ta poche/sur ta tête... Pour résumer, ce que je veux dire, c’est que malgré tout, j’ai été assez touchée par Garrett.

Les personnages secondaires sont géniaux mais un peu exagérés parfois, un peu lisses. Je pense à Dominique (la garce Française, assez typique), LuAnn la déjantée qui cache une histoire dramatique, Kayla la gentille fille, Josh, le beau gosse qui a de l’ambition... Je les ai déjà tous croisés dans une autre histoire. J’aurais aimé qu’ils soient un peu moins blancs ou noirs, plus en nuances de gris (sans les menottes et les martinets, hein, je veux dire un peu plus approfondis).

Tant qu’on est dans l’exagération, parlons du match de hockey. Je t’ai déjà dit que j’adore le hockey ? J’ai vu des dizaines et des dizaines de matchs et je n’ai jamais vu autant de blessures sur la glace que Sadie en cinq minutes. C’était un poil too much, madame McDonald ! Ou alors, je n’ai pas vu les bons matchs...

Sinon, et je crois que c’est une des raisons principales pour laquelle j’ai aimé ce livre, j’ai complètement replongé dans ma propre adolescence. J’ai connu ça. Le garçon qui ne me voyait que comme une amie, qui entretenait l’ambiguïté de la relation (bon, je suis coupable aussi, hein, je t’explique juste). J’aurais aimé avoir ce programme en douze étapes, ça m’aurait fait gagner du temps !

Une autre citation que je retiendrai (et ça peut devenir une de mes favorites): "On n'exclut pas a priori un livre (ou une personne, ou un film) parce qu'il a une couverture rose à paillettes". C'est pas moi qui l'ai dit... 

 

Et toi Ami Lecteur, qu'en penses-tu? Dis-le moi en commentaire.